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Assassinat de Charles Massi et incendie du super marché Rayan : Des témoins ne manquent pas de révélations. « j’explique mon arrestation du fait que j’avais signé une pétition contre la main mise des Libanais sur l’économie du pays », le huitième témoin, Francisco Gédéon, ouvre une piste à l’accusation.
Le procès dit Bossembélé est toujours à la phase de l’audition des témoins. Le public retient que depuis le premier témoin au huitième, auditionné vendredi dernier, deux pistes majeures alimentent bien l’accusation : Les conditions de l’assassinat de Charles Massi et l’incendie du super marché Rayan. Le dernier témoin, Francisco Gédéon, a déjà tôt fait en annonçant les couleurs quant à ses intentions en tant « victime » Les causes de son arrestation et son histoire personnelle, racontée lors de sa prise de parole, convergent vers celles de ses devanciers à savoir, Maximin Crozon Cazin, actuellement agent communal, inter pellé le jour de l’incendie, le 9 juin 2010 alors qu’il gérait le cybercafé ADMN situé à proximité du supermarché Rayan.
En kiosque:
Francisco Gédéon qui se considère toujours comme vendeur ambulant, depuis l’époque de l’incendie révèle un aspect très important dans la compréhension de l’origine de cet incendie et ses implications. Ses révélations ne manqueraient certainement pas d’être analysees de fond en comble même au-delà de cette procédure judiciaire dans cette affaire. Il est établi que le patron Ali El Akras, aujourd’hui député siégeant au Parlement était un membre influent et grand financier du parti politique Kwa Na Kwa de François Bozizé. Des sources confirment qu’il voulait à tout prix acheter les immeubles jouxtant le sien. Ces mêmes sources avancent aussi que l’ancien Chef de l’Etat était actionnaire de ce super marché ; l’incendie qui l’avait alors ravagé était présenté comme l’œuvre d’une main criminelle, un règlement compte de la part des « concurrents dans le business » d’Ali El Akras. Tous ceux qui étaient de près ou de loin liés à cet édifice étaient interpellés et jetés en prison comme des criminels, c’est le cas de Francisco Gédéon qui avait fait preuve d’imprudence en signant une pétition qui circulait à l’époque et visant à empêcher l’achat de l’immeuble « Bangui 2000 » par d’Ali El Akras
Récit: Gilbert Mbakop

