Faisant partie de l’Elite de l’Armée centrafricaine à une certaine époque, Eugène Ngaïkosset et ses co-accusés retrouvent le box des accusés

Articles recommandés

L’incendie du super Marché « Rayan » revient en surface, 16 après, l’affaire dite Bossembélé est passée par là

Affaire « Bossembélé » /Témoignages. « Assassinat » de son père et « empoisonnement » de sa mère, Éric Néris Massi fond en larmes

En droit centrafricain : l’Affaire dite « Bossembélé » (tueries de masse et impliquant François Bozizé), scrutée dans tous ses sens à la Cour pénale spéciale

Affaire dite « Bossembélé ». Le temps des témoignages; « C’est le semi-lettré François Bozizé qui a assassiné le médecin Charles Massi »

Un mois après la pause, on reparle de l’affaire dite « Bossembélé », à la CPS ; le procès concerne un ancien Chef de l’État; mais honteusement boudé par des médias publics

Ancien Chef d’Etat et entièrement impliqué dans l’affaire dite « Bossembélé », relevant de crimes graves, François Bozizé, toujours en fuite, est l’accusé principal; il est aussi présenté comme figure hideuse de coups d’État à répétition en Centrafrique. Un mois après sa suspension pour des raisons de calendrier, le procès entre dans une nouvelle phase et toujours dans la même configuration : état de santé déplorable de l’un des accusés, absence incompréhensible des médias publics (Radio et Télé Centrafrique), contrairement à des médias privés sans moyens qui le couvrent, aux côtés de Guira FM, la radio des Nations Unies (MINUSCA). Le ministère de la Communication doit des explications aux contribuables centrafricains pour cet énième mépris.

En kiosque

C’est Me Jacob Sangoné, l’avocat d’Eugène ngaïkosset qui ouvre les hostilités en attirant l’attention sur l’état de santé « déplorable » de son client « qui n’a pas vu son médecin depuis au moins un mois » ; et regrettant aussi au passage le rejet de sa demande de mise en liberté provisoire. Une demande bottée en touche par le Parquet, représenté par les Substituts Romaric Kpangba et Alexandre Tindano. Le Parquet considère que certaines observations de la Défense, notamment celles relatives à l’état de sa santé, auraient dû être formulées en amont et par écrit. En s’opposant à cette mise en liberté provisoire, le Parquet estime que le risque de fuite de ce grand officier de l’élite militaire centrafricaine est grand.

Trois sujets de passe-d’arme ont meublé les débats pour la reprise de cette affaire relevant de crimes graves : débat sur l’observation (préoccupations) de la Défense sur les différents chefs d’accusation, l’écartement d’un témoin ayant déjà passé et entendu pendant deux jours à la barre. Mais la Défense fait savoir qu’une partie des faits relatés « remonte à 2006, alors que les faits poursuivis concernent notamment la période de 2009 à 2013 et que certains éléments seraient donc hors de la saisine de la Cour au regard des dates des faits allégués. » Le troisième sujet à l’ordre du jour est appelé « incident », il a ceci de particulier que les différentes parties au procès n’ont pas la même interprétation et/ou valeur décisive : la Défense insiste pour qu’il soit consigné dans le plumitif  de la déposition fleuve et riche en détails de Mme Michelle Bengba, un témoin non protégé dont son passage à la barre avait duré deux jours. Le Parquet spécial marque son étonnement et ne voit que du « dilatoire » dans la demande de la partie d’en face. Le calendrier étant chargé et le temps faisant défaut (fête de l’indépendance le 13 Août, jour férié), le juge président, Aimé Pascal Délimo, suspend l’audience pour le renvoyer au vendredi 14 août.

Compte rendu : Gilbert Mbakop (avec la CPS)

Publicité:

 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *