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Après avoir laissé un petit vide de quelques jours, le calendrier, basé sur l’ordonnance de la Section d’assises, ouvre la salle d’audience de la Cour pénale spéciale pour la reprise du procès du « propriétaire de la prison militaire de Bossembélé » et ses co-accusés. Il est toujours question de l’audition des témoins.
En kiosque depuis lundi 24 aout:
C’est Eric Neris Massi, le fils du ministre puis opposant farouche de François Bozizé qui a inauguré le bal des témoins appelés à la barre pour dire ce qu’ils ont vu, entendu voire subi. Le dernier en date, Francisco Gédéon Wilibona a achevé son interrogatoire (et contre interrogatoire) en larmes. Commerçant ambulant au moment de l’incendie du Super marché Rayan survenu en 2010 et ayant eu l’imprudence de signer une pétition contre la mainmise des Libanais sur l’économie du pays. Il se fait arrêter manu militari,d’abord enfermé au commissariat puis transféré au camp militaire de Bossembélé où il y « subit de nombreuses tortures morales. » ; tout comme Mme Hortense Balley Kombet, ex-compagne de Charles Massi, disparu depuis décembre 2009 et dont le corps reste toujours introuvable. Toutes les accusations et témoignages (de sa disparition) sont à charge…contre François Bozizé (photo ci-contre), le « propriétaire de la prison » du camp militaire de Bossembélé comme affirment mordicus jusqu’ici tous les témoins déjà entendus.
Ce dernier est toujours absent dans le box des accusés, jugé par contumace, contrairement à ses co-accusé:s Ngaikosset (alias le « boucher de Paoua »), junior Danboy et Semndiro.
Récit : Gilbert G. Mbakop
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