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Le noir est un loup pour le noir : Ali Alkrhas (père) est cité dans l’affaire Bossembélé à la CPS…
Sans autorité sur quoi que ce soit, il n’était qu’un « figurant » qu’un capitaine de la Garde présidentielle pouvait même confisquer son téléphone
Un régisseur bastonné puis jeté en geôle, dans la prison au milieu des détenus qu’il est sensé administrer par un officier de la Garde présidentielle, Darius en sait quelque chose, lui qui était le patron de la prison civile de Bossembélé a eu à partir avec des éléments de cette Garde présidentielle aux ordres d’un seul homme : Bozizé, toujours absent dans le box des accusés. Nous sommes toujours dans l’affaire dite « Bossembélé », entrée, cette semaine, dans son treizième chapitre.
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Depuis l’ouverture de ce procès, en dehors du Parquet spécial avec ses accusations tous azimuts, tous les témoins déjà interrogés n’avaient à aucun moment incriminés les trois accusés jugés en présentiel à savoir Ngaïkosset, Danboy et Semndiro. Cette fois-ci, c’est fait et Firmin Semndiro en fait les frais : le témoin en date rappelle comment il avait subi la pire humiliation de sa vie : giflé à plusieurs reprises puis jeté en prison pendant toute une journée et sous les moqueries des prisonniers, médusés. Le passage de ce fonctionnaire des services pénitenciers de 58 ans à la barre apporte un autre regard glaçant sur le régime brutal du principal accusé, toujours en fuite. Le témoignage de l’ancien régisseur en dit long :
« J’ai été affecté à la prison civile de Bossembélé en février 2008, suite à un arrêté ministériel de 2007 ; durant mon séjour professionnel, j’ai toujours subi la pression des éléments de la Garde présidentielle donc un certain caporal Yaya.
« Ce dernier avait la main mise sur la prison et en faisant qu’à sa tête, d’ailleurs il avait extrait un détenu se prénommant Romaric qu’il avait torturé avant de l’abattre à bout portant au milieu d’une nuit. Dès que j’avais constaté les traces de sang le matin, ce caporal Yaya m’avait confirmé de sa propre bouche « qu’il a fini avec lui » ; j’avais alors pris mes distances vis-à-vis de lui.
« Le capitaine Semndiro, sans aucune base légale, avait même extrait de force deux sujets musulmans de prison que d’ailleurs j’avais rencontrés au hasard, libres et derrière un comptoir de boutique à Boali et Boyali, quelques semaines après
« C’est ce même accusé (Firmin Semndiro), ici derrière moi, qui m’avait humilié en me giflant au milieu des prisonniers, puis me jeter en geôle avant de confisquer mon téléphone qu’il ne m’a jamais remis jusqu’à présent, 18 ans après… »
Compte rendu : Gilbert G. Mbakop