« Monsieur Bozizé, un Général d’armée ne fuit pas comme un lâche, venez répondre de vos actes cruels à la CPS »

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En droit centrafricain : l’Affaire dite « Bossembélé » (tueries de masse et impliquant François Bozizé), scrutée dans tous ses sens à la Cour pénale spéciale

Affaire dite « Bossembélé » à la Cour pénale spéciale : Eléments-clés pour comprendre ce procès suivi de près par la Cour pénale internationale (CPI) et la Communauté internationale

Assassinats, actes de tortures, enlèvements perpétrés entre février 2009 et mars 2013 à Bossembélé, Bouar et Bangui en République centrafricaine. Des victimes et des survivants décrivent des scènes cruelles et inhumaines dans des cellules-tombes, construites dans des locaux du Centre d’instruction militaire de la Garde présidentielle de Bossembélé, ville située à  environ 175 km au Nord de Bangui, la capitale. Ces victimes et des témoins n’ont trop pas réfléchi pour trouver un nom à ce dangereux lieu de supplice : « Guantanamo, la prison de Bozizé » Cette affaire grave ne pouvant qu’appeler nécessairement une procédure judiciaire de grande importance, instruite par la Cour pénale spéciale (CPS), au demeurant compétente dans le cas d’espèce. Il est question d’une prison civile et du Centre d’instruction militaire de la ville de Bossembélé, tous les deux de mauvaise réputation en raison de leur transformation en des lieux de traitement inhumain réservé aux opposants politiques abusivement arrêtés et traités sans management.

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Ainsi donc de nombreuses personnes suspectées d’hostilité envers le pouvoir KNK ont été arrêtées illégalement à Bangui, avant d’être détenues au secret, puis transférées pour être enfermées dans ce camp militaire. Les mêmes pratiques se sont déroulées à Bouar où l’ancien président François Bozizé est accusé d’avoir ordonné personnellement et/ou couvert des crimes contre l’humanité commis au sein des infrastructures militaires de cette ville carrefour aujourd’hui tristement célèbre ; alors qu’elle n’a pas besoin de cette publicité de mauvais goût. Le procès est ouvert depuis le 15 juin 2026 au public et suivi par la Cour pénale internationale. Nombreux sont des centrafricains qui auraient voulu voir cette dernière. s’en occuper comme le cas d’un certain Patrice Ngaïssona, un autre acteur affreux des tueries sauvages  qu’a connues le pays.

Il était connu de tous que le Centre d’instruction militaire de la Garde présidentielle et la maison d’arrêt de Bossembélé ont été transformés par le régime de François Bozizé en des lieux de détention secret et arbitraire. »  Un survivant anonyme ; y ayant séjourné, malgré lui, l’actuel ministre des Transports, Gontran Djono Ahaba, ne dirait pas le contraire.

 

Comme au procès Bokassa, les principaux acteurs de l’affaire « Bossembélé » écrivent, eux aussi, leur page dans le livre d’histoire du jugement des ex-Présidents de la République

Les Juges de la 1ère Section d’assises

Emile Ndjapou, Juge assesseur (au 1er plan), Aimé-Pascal Delimo, Président de la Section (au milieu) et Herizo Rado Andriamanantena, Juge assesseur (au fond)

Les accusateurs publics, acteurs du Parquet spécial

Les substituts du Procureur spécial, Alexandre Tindano (1er plan) et Romaric Kpangba (au milieu). Le Parquet se dit convaincu de détenir pas mal de bons éléments de preuves contre les quatre accusés de cette affaire, pas comme les autres.

Quatre avocats pour sauver les soldats Bozizé et ses compagnons de misère :

Me Jacob Sangoné, (à droite), Me Rufin Pabingui, Me Douzima Lawson (extrême gauche) et Euloge Mocpat (2eme à partir de gauche). Du pain sur la planche pour ces professionnels du droit.

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