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■ Ils se disent Homme politique ou Commis de l’Etat ; mais sont esclaves de la paresse et/ou faiblesse intellectuelle ; il est temps de sortir de cette torpeur notoire pour se lancer dans des débats constructifs comme celui-ci, lancé par Firmin Ngrebada et repris au bond par Talo Talo, (tous les deux cités comme candidats au poste de Vice-Président de la République )
« Gérer d’abord le présent ou construire l’avenir après ? » L’un pose un vrai problème et l’autre fait des propositions audacieuses
NDÉKÉ LUKA (Radio) a beau servi chaque semaine une émission de débat contradictoire, il est clair que la culture d’échange et propositions d’idées n’est pas encore véritablement entrée dans nos mœurs, c’est un fait. La moindre critique ou la moindre contradiction serait vue par beaucoup comme un affront; pourtant dans des sociétés modernes et civilisées, c’est dans des échanges d’idées (débat) contradictoires que jaillit la lumière.
Les questions sont nombreuses et ne manquent pas d’intérêt ; mais qui semble ne pas intéresser personne du moins pas grand monde chez nous en Centrafrique : de quelle manière les hommes politiques centrafricains contribuent-ils à la construction de leur pays en termes de propositions constructives à part des invectives et des attaques sauvages à travers des journaux et communicants à gages ?
Folklore dominical
La classe politique (et le camp du pouvoir en place en premier) serait peuplée d’arrivistes pour ne pas dire médiocres, bons pour nous servir de spectacles de très mauvais goût. chaque samedi dans le cadre de l’opération kwa ti kodro: une occasion pour bon nombre d’entre eux de se hisser aux côtés du Chef de l’Etat, une houe à la main et se faire prendre en photo avec lui, uniquement pour exister. Or il est question de construire le pays, cela se passe par des idées constructives et non des scènes folkloriques pratiquées par certains imposteurs, soi-disant soutiens du président de la République.
Faustin Archange Touadéra a été élu pour réaliser son projet de société, clairement consigné dans sa profession de foi. Il est établi que la Centrafrique sort de plusieurs décennies de crises dévastatrices qui ont fondamentalement déchiré les tissus social, économique, culturel, politique du pays, Firmin Ngrebada, ancien Premier ministre et Homme d’Etat vient encore une fois de plus nous démontrer qu’il n’est pas prisonnier de cette culture de paresse et/ou faiblesse intellectuelle qui habite durablement nos hommes politiques de tout bord. Les autres peuvent toujours s’offrir en spectacle aux côtés du Président de la République le samedi dans la rue, mais lui choisi le terrain noble, celui de débat constructif.
« La politique doit-elle d’abord gérer le présent ou construire l’avenir ? Beaucoup de dirigeants sont jugés sur leur capacité à répondre aux urgences du moment. Pourtant, les grandes transformations d’un pays nécessitent parfois des décisions dont les résultats ne seront visibles que plusieurs années plus tard. Selon vous, un responsable politique doit-il privilégier les solutions immédiates ou les réformes de long terme ? »
Voilà le grand débat qu’il soumet à la réflexion de ses compatriotes surtout de la classe politique. Le pays étant à la croisée des chemins, quelle méthode serait-elle meilleure pour le Chef de l’Etat, lui qui a le privilège constitutionnel de présider à la destinée du pays.
TALO TALO, le panafricaniste assumé a son idée à lui et le fait savoir par ces propositions pour le moins audacieuses. Suppression des examens couperets (CEP, BEPC, BAC, BTS) et décolonisons les programmes et investissons dans nos infrastructures
Sous la haute impulsion du Président Touadéra, je m’engage, en tant que futur Vice-Président, à libérer définitivement l’école centrafricaine d’un modèle importé de l’administration coloniale française. Ce système élitiste, qui s’étend du CEP jusqu’au BTS, sert de filtre d’exclusion pour briser le destin de notre jeunesse et de nos techniciens, tout en engloutissant des fortunes qui devraient servir à bâtir notre souveraineté intellectuelle et matérielle. Assez de gaspiller l’argent de l’État pour organiser l’échec national ! Nous allons supprimer ces examens couperets pour basculer vers l’évaluation continue, libérer nos esprits par une refonte afro-centrée et réinvestir chaque bitcoin (monnaie de référence) / franc CFA directement dans la modernisation technique de nos structures éducatives. L’éducation centrafricaine doit cesser d’être un outil de blocage et d’aliénation pour devenir le moteur de notre industrialisation
Voici notre plan de rupture, de décolonisation et reconstruction nationale en 5 étapes clés :
1️ Le Diagnostic sans complaisance (L’Héritage colonial) : De l’école primaire aux études supérieures, nos examens actuels génèrent un poids financier étouffant, une lourdeur logistique extrême et des risques de corruption systémique. Ce modèle inadapté détruit le potentiel de nos enfants par une sélection précoce et un stress psychologique permanent.
2️ L’Arnaque des Chiffres (Comparatif RCA vs France) : Chaque année, l’organisation de ces examens (CEP, 6ème, BEPC, BAC, BTS) coûte entre 1,5 et 2,2 milliards de FCFA à l’État. Regardons la vérité en face par rapport au pays d’origine de ce système :
Fin du Primaire (CEP / 6ème) : Passage universel par évaluation continue en France, contre seulement 50% à 70% de réussite en RCA.
Fin du Collège (BEPC) : ~85,5% de réussite en France contre un faible 25% à 45% en RCA.
Fin du Lycée (BAC) : ~91% à 92% de réussite en France contre un taux dramatique de 10% à 30% en RCA.
Supérieur Court (BTS) : ~75% à 80% de réussite en France contre un filtre technique lourd de seulement 35% à 50% en RCA.
3️ La Panafricanisation Afro-Centrée des Programmes : Avant de bâtir les murs, nous rebâtissons les esprits. Les milliards économisés financeront la refonte totale de nos manuels scolaires pour purger l’école du complexe colonial. Nous introduirons l’enseignement de l’histoire africaine précoloniale glorieuse (l’Afrique berceau des sciences et des civilisations), la valorisation des inventeurs et savants noirs, ainsi que l’enseignement en langue Sango pour restaurer la fierté et le génie historique de l’enfant centrafricain.
4️ Le Réinvestissement dans les Salles de Classe : En économisant immédiatement le coût logistique et corrompu de ces examens, nous allons financer chaque année la construction et l’équipement lourd de 20 à 45 salles de classe ou blocs spécialisés de haute technologie sur toute l’étendue du territoire.
5️ Le Déploiement des Cités Scolaires Modernes : Injecter ces budgets dans la création de 3 à 6 complexes intégrés (Cités Scolaires) clés en main par an, de la maternelle jusqu’à l’université. Ces infrastructures de souveraineté seront dotées de laboratoires de pointe aux standards technologiques de la Chine, des USA et du Japon.
L’éducation centrafricaine doit cesser d’être un outil de blocage et d’aliénation pour devenir le moteur de notre industrialisation, de notre fierté culturelle et de notre autonomie technique. Ensemble, mettons fin au modèle colonial et bâtissons les esprits et les infrastructures de la RCA émergente !
Par: Firmin Ngrebada, Talo Talo (et la Rédaction)
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