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Hormis quelques sorties instructives sur des réseaux sociaux (presque jamais sur des médias publics et privés), voilà des années que Firmin Ngrébada a choisi la discrétion dans ses plantations et cheptels à Boali où il aime bien se retirer pour mieux lire le cours des évènements mondiaux et la vie de son pays. Connu dans tous les coins et recoins de sa localité pour sa communication franche avec la population, il n’interfère publiquement jamais sur les activités gouvernementales; pourtant Dieu seul sait comment il encaisse régulièrement des coups (bas) venant de toute part, surtout du camp du parti MCU où seraient logés ses meilleurs adversaires (pour ne pas dire ennemis) politiques. Pour quelle raison ? Les méthodes singulières feraient de cet homme la bête noire de certains incompétents qui gravitent avec une certaine arrogance autour du Chef de l’Etat.
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Depuis son poste de directeur de Cabinet d’Alexandre Nguendet alors président du Conseil national de transition (CNT) jusqu’à la Primature en passant par le palais de Renaissance où il a aussi occupé le poste de Directeur de Cabinet de la présidence, ses méthodes rigoureuses ne pouvaient que créer l’animosité autour de lui. Député bien implanté à Boali, toutes les portes de cette ville et villages environnants lui étaient (et le sont encore) toujours ouvertes, membre (ou alors sympathisant) du Mouvement Cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, les cadres de cette formation politique donnent l’impression de ne pas reconnaitre en lui un coéquipier de la même équipe; et avec qui il faut jouer collectif. La cassure arrive avec les élections législatives, le parti se trouve un candidat autre que lui, bat campagne contre lui, dans son fief.
Pour protéger sa dignité et son honneur bafoué constamment et sans rancune, il se retire après sa « défaite » électorale. Cela ne l’empêche aucunement de mener ce dont il sait faire le mieux: aide aux démunis, appui aux initiatives féminines, entre autres. Six mois seulement après ces législatives, voilà Boali qui déterre les vieux démons de la division communautaire qu’on croyait enterrés définitivement. Du jamais vu quand il était député de la localité. Il a fallu bien la descente de l’ancien PM pour que ses parents reviennent à la raison, après le pillage et les casses des biens des peulhs.
L’histoire, racontée par le magazine panafricain « Jeune Afrique » rapporte que les problèmes de Firmin Ngrébada prend sa source depuis 2017 à Sotchi, en Russie. Certaines Chancelleries l’en veulent terriblement pour le fait « d’être cet architecte ayant favorisé l’implantation de la Russie en Centrafrique. » et à chaque occasion, tous ces adversaires politiques bénéficieraient de coups de pousse manipulateur (extérieur) pour « le nuire » C’est donc en septembre 2017 que Firmin Ngrebada a pris contact avec les autorités russes en décrochant un rendez-vous entre Touadéra et Lavrov à Sotchi. « J’y suis allé avec le président Touadéra; et le ministre Lavrov nous a proposé gracieusement des armes », raconte l’intéressé. Une fois l’accord obtenu, le processus s’est accéléré, le « malheur » de ce patriote commenceraient là. On comprend aisément pourquoi tous les adversaires politiques de l’ex-élu local obtiennent facilement de visa pour se rendre en Occident. Lui il en a cure: la paix en Centrafrique c’est son premier souci en commençant par Boali où il y est allé rapidement calmer les ardeurs après la sortie des machettes.
La rédaction
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