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Les Etats unis et la France se réveillent et décidés à reprendre pieds… en Centrafrique
La compétition pour (re) conquérir une part de marché qu’offre la Centrafrique en termes de ressources naturelles à exploiter ou de services à offrir, est réouverte après le temps mort, consacré à la réorganisation de l’appareil sécuritaire du pays. Deux pays brulent manifestement l’envie de réoccuper le terrain « perdu » ; en revenant dans le jeu de conquête de ce marché qu’est la Centrafrique : les Etats unis d’Amérique et la France. L’un opte pour des projets structurants et l’autre rappelle que sa culture est basée sur les affaires, le business ; et le fait savoir à qui veut entendre à travers Mélanie Anne Zimmerman, Chargée d’Affaires des Etats unis en RCA.
Reçue en audience, ce jeudi, 09 juillet par le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, la diplomate conduisait une forte délégation d’opérateurs économiques américains dont Alfred Nicayenzi (d’origine rwandaise), président du Conseil d’administration de la société Zuba, une entreprise présente déjà dans de nos nombreux pays africains et spécialisée dans les solutions numériques, précisément la connexion à haut débit. Cette dernière veut faire ce dont les autres opérateurs n’ont pas encore réussi à le faire ; à savoir déployer un réseau Internet de « qualité irréprochable », alimenté par l’énergie solaire, stable et sécurisée sur l’ensemble du territoire national, les zones les plus reculées comprises. Une entreprise française contrôle déjà plus de la moitié de ce marché et pour maintenir sa position, elle va certainement bénéficier de l’appui et de la couverture de son pays qui, pour reprendre pied en Centrafrique mise sur tout type de réseaux durablement et puissamment tissés depuis de longue date. Sachant que bon nombre de Centrafricain au sein de l’élite résistent tant bien que mal à la corruption et que les institutions croupissent dans un péché mortel : lenteur maladive.
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C’est dans ce contexte bien maitrisée que l’ancien pays colonisateur joue la carte de retour sur le terrain Centrafrique. Renvoyée au second plan après l’arrivée d’autres acteurs (Russie, Rwanda), la France opte donc pour une tactique propre à elle ; afin de redevenir l’acteur incontournable qu’elle a toujours été. Bien que l’exploitation des ressources reste la ligne de mire (faut pas l’oublier) et connaissant mieux la psychologie du pays, elle joue la carte des institutions en misant sur des projets structurants dans la gouvernance, la justice, la santé et l’éducation. Ce dont les autres partenaires négligent. On comprend bien ses financements calculés et ciblés comme le prêt de plus de 16 milliards et demie pour « stabiliser les finances publiques »
Gilbert Mbakop
Des investisseurs Burkinabès veulent, eux aussi, faire des affaires en Centrafrique
Une forte délégation d’investisseurs burkinabè s’apprête à atterrir dans la capitale et prendre le pouls du business en Centrafrique. Le programme de leur séjour s’étale sur quatre jours (du 13 et au 16 juillet), dans le cadre d’un forum consacré aux opportunités d’affaires, placé sous le thème, « Environnement économique centrafricain: secteurs porteurs, climat des affaires et cadre juridique ».Cette importante rencontre économique est le fruit des échanges entre le Ministre Hyppolite Jean-Paul Ngaté-Robard et le Premier Ministre burkinabè, Son Excellence Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de la dernière mission officielle du Ministre au Burkina Faso. Les deux Chambres de Commerce de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso seront représentées afin d’explorer les opportunités d’investissement en République centrafricaine. Cette délégation est composée d’une une vingtaine d’opérateurs économiques du pays des hommes intègres repartis dans différents secteurs : BTP, Agriculture, NTIC, Mines, Artisanat, ainsi qu’à d’autres domaines porteurs.
Des séances d’échanges avec les sectoriels et les acteurs économiques sont aussi au programme et la visite de plusieurs unités de production existantes, bouclés par une soirée d’affaires. C’est par une audience avec le Président de la République, Son Excellence le Professeur Faustin-Archange Touadéra, que cette délégation mettra un terme à son séjour sur le sol centrafricain.
Source : CSCom Nerva Ngang (le titre est de la rédaction)
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