Hier candidats contre Touadéra, aujourd’hui ils jouent les Champions de la prévention des crises sécuritaires et au-delà de tous les clivages
Le Conseil des Leaders pour la Paix et la Sécurité en Centrafrique (CLPS/CA), c’est la nouvelle plate-forme politique à voir le jour et sous la houlette d’anciens candidats à l’élection présidentielle que sont Symphorien Pkarekouti, Ghislain Serge Djorie et Aristide Briand Reboas . Les malheureux évènements survenus à Am-Dafock a aussi ceci de positif qu’ils donnent à réfléchir sous plusieurs angles ; pendant que l’armée prend note des menaces réelles aux frontières, des hommes politiques patriotes réfléchissent et se font des idées en mettant de côté la politique politicienne pour placer les intérêts de la Centrafrique au-dessus de tous les clans. Et pour cette raison la sécurité de la Centrafrique les préoccupe au plus haut point.
Dans un contexte politique centrafricain, la démarche de ces leaders peut, de prime abord, intriguer…
En mettant donc cette nouvelle plate-forme, ces premiers « n’auraient aucunement l’intention de pourrir la vie du président de la République » dans sa mission à la tête de la nation ; même s’ils ont le droit de regard sur l’ensemble de l’appareil étatique sous d’éventuelles dérives de la part du parti proche du pouvoir. Loin de la politique politicienne et au-delà de tous les clivages, cette nouvelle famille politique veut plutôt « contribuer à la prévention de crises sécuritaires » dont souffre le pays depuis de nombreuses années.
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Ils disent : « promouvoir une culture durable de paix, de tolérance, de non-violence et de vivre-ensemble sur toute l’étendue du territoire national, soutenir les initiatives visant à renforcer la sécurité des populations et la protection des biens, dans le respect des lois de la République, encourager la réconciliation nationale, la cohésion sociale et la restauration de la confiance entre les communautés et sensibiliser les citoyens aux valeurs civiques, au patriotisme, à la citoyenneté responsable et au respect des institutions de la République. »
C’est ce joli programme consigné dans ce qu’ils appellent « Livre-blanc de la Stratégie du Conseil des leaders pour la Paix et la Sécurité en République centrafricaine », inspiré d’événements malheureux survenus le 30 juin à Am-Dafock, qu’ils sont allés le dérouler au Palais de Renaissance la semaine dernière. En recevant ces leaders (accompagnés de ceux de la société civile) à son cabinet, le Chef de l’Etat avait encore le cœur qui saigne, lui qui était allé sur place à Am-Dafock, toucher du doigt des dégâts causés par des rebelles endurcis qu’un certain Nourredine Adam en est le visage sinistre, selon tous les témoignages crédibles. Dans un contexte politique centrafricain, la démarche de ces leaders peut, de prime abord, intriguer les observateurs : un pied dans la cour du pouvoir et un autre à l’extérieur. Hier Symphorien Pkarekouti, Ghislain Serge Djorie et Aristide Briand Reboas ont challengé Faustin Touadéra dans la course à la présidentielle ; aujourd’hui ces mêmes ex-candidats se mettent en rang serré aux côtés de leur adversaire d’hier dans le but de rechercher des pistes de prévention les crises sécuritaires, ça s’appelle « « opposition responsable patriote; mais question a 100 F : ont-ils les moyens de leur politique ?