La présence des spécialistes de la sécurité au Gouvernement ne plait pas à certains
C’est le décret n° 26.146 du 21 mai 2026 qui consacre le gouvernement « Moloua 3 » ; à ce jour tous les membres de ce gouvernement ont déjà pris leur poste de ministre. Pour certains la fonction ministérielle n’est pas une découverte, c’est même une routine; puisqu’ils sont ministres en fonction depuis au moins une dizaine d’années. Par contre pour d’autres, c’est leur baptême de feu comme le tout nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Tant bien même que l’autre titre (Inspecteur Général de 1er Grade) demeure, Bienvenu Zokoué vient de ranger son képi, ses étoiles de général et directeur de la police au placard pour enfiler le costume de ministre à qui incombe désormais la responsabilité de la gestion du volet sécuritaire sur tout le territoire du pays.
Policier de formation qu’il est avant tout, l’évocation du nom de l’ancien directeur de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) dans le milieu des malfrats suffit à dissuader les mal intentionnés. Il était déjà directeur de la police, ce qui n’était déjà pas chose aisée en termes de travail à fournir pour satisfaire les populations en quête de paix et de sécurité, désormais, la responsabilité que le Chef de l’Etat lui confie est plus que lourde, mais pas insurmontable. « C’est un homme de défis qui aime bien le challenge, comme tout bon flic qui se respecte. » Assure une source policière. Il n’est pas le seul homme en uniforme à siéger au sein de ce gouvernement : le général de la gendarmerie Henri Wanzé Linguissara quant à lui hérite du ministère du Désarmement et de Suivi des accords politiques.
« Jeune Afrique » voit les russes partout …même dans des toilettes
Les deux plus grands flics du pays ont ceci de particulier qu’ils n’ont pas été nommés ministres après un quelconque accord ou arrangement politique « Leurs noms respectifs n’ont jamais été liés à aucun groupe armé, déstabilisateur de l’ordre constitutionnel ; loyalistes et républicains, ils ont toujours œuvré pour la quiétude de leur pays. » martèle un ancien candidat à la députation dans la Mobaye. Et à l’arrivée, en fin de course, les-voilà ministres de la république. Logique. Sauf que cette carrière respective bien remplie et la reconnaissance de la patrie à leur égard ne plait pas à certains esprits, comme « Jeune Afrique » qui, au lendemain du remaniement, distille un bien curieux titre pour le moins orienté et pernicieux ; tout en voyant les russes partout… même dans les toilettes : « Remaniement en Centrafrique : Touadéra ouvre un peu plus le ministère de l’Intérieur à ses alliés russes. » Voilà ce qu’a écrit ce journal, bien connu pour son soutien massif des réseaux mafieux (donc Foccart) qui pillent le continent africain et ses chantages aux autorités africaines se démarquant nettement du joug colonial. Cette sortie n’est pas passée inaperçue au sein de l’opinion nationale ; bon nombre de Centrafricains trouvent que cette grossière allégation n’est qu’une « insulte d’un journal aigri à l’endroit de la souveraineté du pays. » avant de conclure : « De mémoire de lecteur de journaux internationaux que je suis, je n’ai pas encore lu une interview de Faustin Archange Touadéra dans ce magazine. »
Les habitués de l’actualité internationale savent bien que tout passage (article, interview et autres) dans ce vieux journal est chèrement facturé. On comprend alors bien le pourquoi la nomination d’un haut commis de l’Etat qui n’aurait aucune accointance avec certains milieux douteux de la capitale française est l’occasion de commettre un article à charge ressemblant ni moins à une pression sur les autorités centrafricaines.
Les chantiers du 1er Flic de Centrafrique
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Aller au combat contre la criminalité et le grand banditisme partout.
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Garantir la liberté d’aller et de venir pour tous.
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Gérer les flux migratoires et protéger les réfugiés.
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Réduire les cas d’accidents routiers.
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Instaurer une chasse permanente contre la désinformation, etc.

