SCANDALE SEXUEL EN HAUT LIEU. Bruno Foucher, ambassadeur de France « livre » des « secrets aux espionnes »

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L’ambassade de France en Centrafrique, acculée dans les cordes d’accusations plus ou moins graves n’a pour l’instant qu’une seule option : la défensive

La France n’a plus de main mise sur la RCA

En deux ans et pour plusieurs raisons plus ou moins blâmables, le diplomate a fait entrer dans ses appartements privés une trentaine de femmes

C’est le grand journal satirique français « Le Canard enchaîné », celui-là même qui avait déjà révélé le scandale autour des diamants que Bokassa arrosait Valéry Giscard d’Estaing en son temps alors, président de la République française et ayant provoqué sa chute dans les urnes.

Les faits, graves !

Rapportés par cette référence immense et célèbre en matière de journalisme (crée le 10 septembre 1915 par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal et Henri-Paul Deyvaux-Gassier), les faits indiquent que le ministère des Affaires étrangères français confirme avoir lancé une procédure disciplinaire à l’encontre de l’ambassadeur de France en Centrafrique, Bruno Foucher.  Il est reproché au diplomate, affirme « Le Canard » sans trembler (normal, les journaux dans une démocratie ne fuient pas la vérité des faits) que l’ambassadeur, huit mois à peine après avoir pris ses fonctions en août 2023, a fait venir dans ses appartements privés de la résidence de France à Bangui (au bord du fleuve Oubangui), une trentaine de ravissantes jeunes femmes entre janvier 2024 et mars 2026 ; ce qui à pousser les services de protection à signaler une faille de sécurité. Et de préciser qu’une fois alerté, le ministère a procédé à une inspection de quatre jours sur place (du 7 au 10 avril), qui a entraîné l’ouverture de la procédure disciplinaire ; s’en est suivi une l’enquête, réalisée toujours sur place, et après quoi une procédure disciplinaire à l’encontre de cet ambassadeur pour le moins indélicat. Cette procédure est toujours en cours ; la suite serait explosive car des implications ne manqueraient certainement pas, déjà que ce dossier évoquerait des accusations faisant état d’examens destinés à vérifier la virginité de ces jeunes femmes (parmi lesquelles des « mineures ») ainsi que de relations sexuelles qui auraient été filmées à leur insu ou dans un contexte contraignant. Les images auraient ensuite, selon les témoignages rapportés, été utilisées comme moyen de pression afin d’empêcher certaines victimes présumées de parler. L’entrée dans les enceintes de l’ambassade et de la Résidence de France ont beau ressemblé à de forteresses imprenables, cette affaire met aux yeux du grand public la faiblesse sécuritaire de ces puissances militaires.

En kiosque:

Avant-hier, les diamants de Bokassa, hier, Sangaris et aujourd’hui, les filles de Bruno Foucher

Comme à l’époque de Sangaris, des militaires de l’armée française stationné en Centrafrique pour une mission dite salvatrice, mais finalement accusé à la fin d’abus sur des mineurs, des sources de ce nouveau dossier signalent aussi la présence de mineures parmi ces jeunes femmes chez le diplomate ; certaines victimes présumées seraient vulnérables en raison de leur âge et/ou de leur situation sociale difficile. Cela donnerait alors droit au procureur centrafricain de déclencher vite la machine de poursuite.

Des services secrets (russes, chinois…) s’en moquent

Bruno Foucher, 66 ans, est pourtant présenté comme un brillant diplomate ayant occupé de haute fonction publique, voilà que la guerre d’influences entre son pays et les autres puissances sur le sol centrafricain va l’entrainer dans sa ruine à cause des jupons de femmes. A une certaine époque cette mésaventure de l’ambassadeur, serait passée inaperçue car la France évoluant en solo en terrain conquis qu’était la Centrafrique. Sauf que le géant russe y est venu et a déposé ses nombreuses et volumineuses valises avec ses méthodes musclées et high tech en matière d’espionnage et d’infiltrage. Des initiés sont à mesure d’affirmer au moins trois choses: 1) parmi cette trentaine de femmes chez l’ambassadeur, certaines  étaient de simples prostituées affamées, 2) d’autres des agents recrutés par l’ambassadeur pour lui fournir des informations  sur le mouvement des russes ( pour ne pas le nommer), dans le jargon coté français, on les appelle des « Hors Murs » et 3) la dernière catégorie est constituée d’infiltrées,  appelées « Toiture »  en jargon russe et travaillant pour des agents venus de Moscou. De là à  dire que la Russie sort gagnante dans cette affaire c’est comme expliquer à un adulte que le soleil se lève à l’Est. Cette faille de sécurité majeure dont parle le rapport serait, même pour le dernier des espions, facilement repérable à des milliers de kilomètres.

Guerre clandestine des services secrets étrangers en Centrafrique /Le match: France contre Russie ou les « Hors-murs » contre la « Toiture »

Au sein des ambassades à l’étranger, France et Russie en occurrence, existent des services de renseignement qui opèrent généralement sous deux statuts différents, l’un officiel et l’autre clandestin. Les opérations clandestines, les « Hors-murs » ou « Illégaux » pour la France et la « Toiture » (Krycha, c’est le mot utilisé en jargon russe pour désigner la couverture diplomatique des agents de la rezidentoura. Tous ces services ont quadrillé la Centrafrique pour son contrôle.

Récit: Gilbert Mbakop

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