« Electeurs » pas comme les autres, des miliciens armés transforment la sous-préfète de Bambouti en « bulletin de vote », mais leur chemin va croiser celui de la Cour pénale spéciale

Ils choisissent une date symbolique (28 décembre, jour des scrutins groupés) pour lancer des attaques meurtrières et kidnapper des autorités locales (donc Mme la sous-Préfète) qu’ils maintiennent en otage

Dans un contexte de sécurité améliorée avec l’apport des alliés Russes et Rwandais, il faut avoir du culot pour défier et attaquer frontalement les autorités administratives, censées bénéficier d’une protection militaire conséquente : la milice dite Azandés Ahgnikpi Gbé a osé ; en semant la peur et la confusion au sein de la population de Bambouti dans le Haut-Mbomou, même les militaires déployés dans la localité n’ont pas pu faire face à leur fureur. Mme Koumba Ndiaye, la sous-préfète de Bambouti et des agents de l’Etat, toujours en captivité par ces assaillants ne diraient pas le contraire. Des sources locales affirment que des éléments de cette bande de hors la loi ont mené des attaques coordonnées et ciblées, lesquelles ont provoqué le déplacement massif de la population au-delà de la frontière (Congo démocratique) ou alors vers un autre lieu de refuge comme l’église catholique. Aux dernières nouvelles, les patrouilles de la MINUSCA ont ramené le calme après un week-end meurtrier, mais les besoins humanitaires seraient considérables. Pour la suite de cet éventement pour le moins malheureux, c’est la Cour pénale spéciale qui envisage de l’écrire ; puisque les faits sont suffisamment « graves » : commis contre des personnes civiles ou des représentants de l’État et « relevant du droit international pénal ».

À ce titre, le Parquet spécial, représenté par Alain Tolmo (photo), a tenu un point de presse en son siège, hier 07 janvier, pour informer l’opinion nationale et internationale qu’il « surveille déjà de très près cette situation déplorable » ; l’action judiciaire serait donc déjà déclenchée ; puisque « des enquêtes sont en cours, afin d’identifier les responsables et d’établir les responsabilités, dans le respect de la loi et des droits de toutes les parties. » affirme-t-il.

Compte rendu : la rédaction (photo CPS)

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