Et si le temps de corriger l’absence de vision d’intégration arrivait (enfin) par train en provenance du Cameroun ?

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La Centrafrique et le Cameroun partagent une frontière terrestre de près de 800 km. Un même peuple parlant presque la même langue et partageant les mêmes coutumes sont installés, côté centrafricain, à Ketté, Gbitti, Ngaoui, Kenzou, etc. La RCA est entièrement enclavée et son économie repose essentiellement sur les ports de Douala (fluvial et Kribi (maritime). L’égoïsme, la xénophobie intermittente, alimentée par des forces extérieures et surtout le manque de vision d’intégration des gouvernements respectifs au pouvoir dans des deux pays depuis l’indépendance, en 1960 ont fait le reste : pendant très longtemps un passeport pour aller et/ou venir par-ci ou par-là. Pas d’autoroute reliant Bangui et Yaoundé. Certains voyageurs doivent partager une place dans des vielles voitures avec les colis plus ou moins dangereux et sur des pistes cabossées par endroit. Les choses bougent, les politiques se sont enfin réveillés; on parle désormais d’une voie ferroviaire de la République centrafricaine qui sera construite d’ici trois ans. Autrement dit le calvaire de ces voyageurs entre les deux pays sera moins lourd et les tracasseries aussi.
Évariste Ngamana, alors premier Vice-président de l’Assemblée nationale l’avait déjà promis, les choses se concrétisent avec la prise en main du dossier par le Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, lui-même. Il l’avait déjà promis lors de la dernière campagne présidentielle et la pose de la première déjà effectuée.  La première voie ferrée de la République centrafricaine sera donc construite et opérationnelle d’ici 2029. Elle reliera la capitale centrafricaine, Bangui au port du Cameroun voisin et permettra de réduire le coût des produits importés,  estime Évariste Ngamana aujourd’hui Porte parole du gouvernement qu’il vient d’intégrer.
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« Le président a lancé le projet de construction d’une voie ferrée. Ce sera une première dans l’histoire pour le pays. Jusqu’à présent, la Centrafrique ne dispose d’aucune voie ferrée. La construction prendra deux à trois ans et la longueur totale sera supérieure à 1 000 km », promet M. Ngamana. La RCA n’a pas d’accès à la mer et que les importations de produits dans le pays se font uniquement par transport routier, ce qui se traduit par un coût élevé du transport qui se répercute sur le prix des produits importés. La majeure partie des importations provient du Cameroun, où les produits arrivent par les ports de ce pays voisin. C’est précisément vers ces ports que sera construite la voie ferrée, ce qui permettra d’importer des produits dans le pays par train. Cela réduira considérablement le coût du transport et, par conséquent, le prix final des produits.
« La première pierre de la voie ferrée avait déjà été posée et une promesse ferme tenue par le président de la République durant la campagne présidentielle » rappelle le Porte-parole du gouvernement. Une ligne ferroviaire reliant directement la RCA vers le réseau camerounais déjà existant aurait des retombées économiques énormes. Le corridor actuel est basé exclusivement sur la combinaison rail-route, avec le chemin de fer camerounais jusqu’à certaines de ses villes puis le transport routier vers la RCA. Des projets de prolongement ferroviaire vers Bangui ont déjà été étudiés par le passé sans aboutir, à cause du manque de volonté politique de part et d’autre pourtant il y va de l’intérêt des deux pays.

La rédaction

 

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