C’est un conflit foncier d’un autre genre : un Élu bénéficiant d’une immunité contre une magistrate; cette dernière prend « l’avantage » au 1er round
D’un côté, Didier Martial Pabandji, Haut Conseiller au Haut Conseil de la Communication (HCC) et enseignant-chercheur à l’Université de Bangui, il siège au HCC au nom des journalistes de la presse privée. et de l’autre Ruperte Banta, magistrate et juge de l’application des peines. Les deux sont des voisins le plus proches. Le point de départ de cette opposition remonte en début d’avril 2026 à Mboko, un quartier de la capitale. Le journaliste est le premier à s’installer, il y plante ses bornes autour de sa parcelle et la magistrate les déplace arguant qu’il a empiété sur la sienne. À la suite de cet incident, Mme BANTA engage une procédure par citation directe, accusant Martial Pabandji de violences, injures publiques et menaces. Le membre du HCC rejette fermement ces accusations et réclame un examen contradictoire des preuves devant le Tribunal.
Aucune saisine du Hut Conseil de la Communication (HCC), l’institution qui le protège en tant l’un de ses membres et bénéficiant d’une immunité ; mais deux mandats d’amener lui sont délivrés, les 11 juin et 30 juillet 2026. Le second mandat (délivré le 6 août) est l’élément qui provoque la retenue du journaliste pendant plusieurs heures à la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie nationale, ce jour-là. Un collectif de quatre avocats donc Hugues Dongoyo, chargé de le défendre y voit un scandale de la république. Le Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante, par a voix de son président Eudes-Adelphe Damanzi Massangue, bien que ce soit une affaire extraprofessionnelle, proteste avec la dernière énergie et demande au respect des textes régissant le Haut conseil de la communication. Martial Pabandji est au HCC au nom de la presse privée. Et de conclure : « Le GEPPIC réaffirme que le statut de Haut Conseiller ne saurait constituer un privilège personnel, mais que les garanties prévues par les textes doivent être scrupuleusement respectées dans toute procédure judiciaire »
La magistrate peut bien jubiler car elle mène aux point au 1er round; mais le match continue.
La rédaction

