« Le Rwanda, un pays agresseur d’un pays membre de l’OIF et à la base de l’instabilité dans la région des Grands Lacs, ne devrait pas diriger une organisation … »
Election présidentielle au Congo, mort les armes à la main du général Malien Sadio Camara, élections à l’Organisation Internationale de la Francophonie et à la Présidence du Parlement panafricain, le Consortium Panafricain pour la Paix (CPP) est sur tous les fronts : pour le renforcement de l’unité africaine, cet acteur majeur de la société civile africaine se voulant faîtière de plusieurs Organisations Non Gouvernementales et Associations panafricaines apolitiques et à but non lucratif est présent partout, son Coordonnateur général, le Dr Ernest Nounga Djomo, aux commandes des actions concrètes.
Hier, une forte équipe d’observateurs électoraux internationaux de ce consortium était déjà remarquablement présente dans les bureaux de vote pour la consolidation de la démocratie au Congo dans le cadre de l’élection présidentielle pour le moins apaisée ; aujourd’hui, il fait entendre sa voix mélancolique quant à la mort, les armes à la main, d’un valeureux fils d’Afrique en la personne du général malien Sadio Camara, tué lâchement par des ennemis de l’Afrique. Aujourd’hui encore et fidèle à ses idéaux démocratiques, le Consortium Panafricain pour la Paix monte au créneau pour s’opposer au troisième mandant de madame Louise Mushikiwabo au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Pour cette organisation qui défend des valeurs démocratiques, la paix, la justice, le respect des droits de l’homme, « ce troisième mandant est incompatible avec la quasi-totalité de ces valeurs » encore que durant les deux mandants de la diplomate Rwandaise à la tête de l’OIF, « la justice, le respect des droits de l’homme, des libertés individuelles, la solidarité, la prévention des conflits (le socle même de l’organisation) » ont perdu tout leur sens. « Le Rwanda (à travers un de ses compatriotes), un pays agresseur d’un pays membre de l’OIF est à la base de l’instabilité régionale (Grands Lacs) ; il ne devrait donc pas diriger une organisation respectueuse, basée sur des valeurs de paix, de démocratie, de solidarité et de justice et fondée sur des principes d’humanisme » L’accusation ne veut directe et sans nuance.
Le dernier son de cloche que fait retentir cette instance faitière des Organisations de la société civile africaine qui œuvre aussi pour la culture de la paix et de la sécurité tout en défendant les acquis de la démocratie et sensibilisation sur les changements climatiques, entre autres n’est rien moins qu’un Mémorandum en vue du soutien à la candidature de l’Algérien Fateh Boutbig à la présidence du Parlement panafricain. Tout un programme aussi bien chargé.
La rédaction
