Après le décès de son patron, elle relance les audiences et s’apprête à ouvrir le débat contradictoire et public sur le dossier François Bozizé
Une série de quatre communiqués en moins d’un mois ; et voilà la Cour pénale spéciale (CPS) qui, en continuant d’essuyer ses larmes suite à la disparition de son Procureur spécial, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa informe au passage ses détracteurs que sa fermeture n’a jamais été à l’ordre du jour du côté du gouvernement Centrafricain. Bien que financée massivement par des bailleurs étrangers, cette Cour existe grâce a la volonté de l’Etat centrafricain ; lequel entend lutter contre l’impunité par des gros moyens humains qu’offre la Cour pénale spéciale.
De l’arrestation et l’inculpation d’Ibrahim Radab Guer-Guer, divulguée le 29 avril à la reprise des audiences sur les intérêts civils dans l’affaire dite « Ndélé 1/Ndélé 1 Contumace » en passant par les audiences dans l’affaire dite « Guen », le personnel de la CPS ne chôme pas et enchaine des enquêtes. Cette dernière affaire a commencé un an plutôt, précisément le 30 octobre 2025 ; les accusés François Boyanda alias Baléré, Philémon Kahena alias CB, Dieudonné Gomitoua, Edmond Beina et Jean Bahara sont tous poursuivis pour des faits graves et relevant des crimes contre l’humanité qui auraient été commis entre février et mars 2014 dans la sous-préfecture de Gadzi.
Hier mardi 05 mai, le public avait attentivement suivi pendant près de deux heures la lecture et la projection des différentes dépositions de l’accusé Mathurin Kombo, entre-temps décédé en détention, le 16 mars dernier. Un autre accusé faisant parler de lui c’est Jean Bahara toujours en fuite depuis l’ouverture de ce procès. La conférence de mise en état devant la 1ere Section d’assises dans l’affaire dite « Bossembélé » ou un gros poisson est concerné : l’ancien président de la République François Bozizé
Gilbert Mbakop
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