Le module consacré sur le rôle du Conseil constitutionnel quant à la mise en œuvre concrète des lois retient toutes les attentions en cette période électorale
Le jeune Sapou-Kouda est inscrit en M1 à l’université de Bangui, il fait partie de ces étudiants privilégiés ayant pris part à toutes les trois sessions des journées francophones sur la justice pénale internationale, organisées par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), en collaboration avec l’Amicale des magistrats francophones (AMIF) dans la même enceinte : Alliance française de Bangui. Des étudiants de diffèrent niveau, ainsi que des professionnels du droit (des magistrats, aux OPJ en passant par des avocats) sont venus en nombre à chaque séance, animée par des experts de divers horizons. La troisième et dernière session s’est achevée, vendredi, 17 octobre. Pendant les trois sessions, c’est plus de trois cents étudiants qui ont eu droit à une série de renforcement de capacité mixte ; et l’un d’entre eux (l’étudiant mentionné en début d’article) le témoigne sans ambages : « je suis heureux d’affirmer que ma base en droit s’est renforcée. » Et de poursuivre : « je me suis assez bien initié aux mécanismes de la justice transitionnelle »
C’est Algassimou Diallo, Procureur de la république près le TPI Dixinn (Conakry, Guinée) qui avait ouvert le bal de cette série de rencontres de transmission de savoir et de renforcement des capacités aux jeunes juristes et autres professionnels du droit ; il avait alors édifié son public sur les évènements tragiques survenus au stade de Conakry où de graves crimes commis avaient poussé la communauté internationale à y regarder de près ; l’ouverture d’un procès ayant abouti à la condamnation des auteurs donc Dadis Kamara, l’ancien homme fort du pays. Par la suite, la magistrate Rébecca Omoali Bowao était arrivée de son Congo/Brazzaville pour la 2eme session et entretenir longuement l’assistance sur les violences sexuelles en rappelant comment il est important de briser le silence sur cette réalité massive mais invisible. Vient le tour du Prof Blaise Tchikaya, juge à la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples d’emprunter les planches scientifiques de ces journées par sa prestation sur la protection des droits de l’homme en Afrique.
Le module qui a attiré le plus d’attention en cette période préélectorale et très sensible revenait à un haut fonctionnaire de le présenter. Espoir Silvère Mebdjane Demonset, directeur de cabinet du Conseil constitutionnel de parler de la méconnaissance du Conseil par les citoyens en suggérant l’instauration d’un mécanisme de saisine citoyenne et le renforcement de la publication et l’impact de ses décisions.
Compte rendu : La rédaction
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