Le rôle central des Nations Unies sur la vision de la gouvernance mondial expliqué par l’Ambassade de l’Empire du Milieu lors d’un séminaire avec l’ENAM
C’est connu, puisque ç’est déjà dit et redit à de nombreuses occasions : « la Chine est résolument engagée à travailler avec le Sud-global en général et avec la République centrafricaine en particulier. Le séminaire sur l’Initiative pour la gouvernance mondiale que l’Ambassade de Chine a organisé conjointement avec l’ENAM, la semaine dernière dans les locaux de cette dernière, était l’occasion de le rappeler aux participants. Et dans la même veine en Chine, Richard Pouambi et sa délégation du Haut Conseil de la Communication (HCC) prenaient part au Forum des Médias et des Think-Tank du Sud Global 2025.
« La Chine a toujours adhéré aux principes de consultation équitable et de coopération gagnant-gagnant afin d’aider à réduire le poids de la dette des pays en développement (comme la République centrafricaine) et de promouvoir le développement durable. » rappelle un diplomate chinois. Ce dernier fait allusion à son chef hiérarchique, Wang Yi, ministre des Affaires étrangères qui exprimait en mars la position et la vision de la Chine sur la gouvernance mondiale ; pour le chef de la diplomatie chinoise, son pays « préservera résolument le rôle central des Nations Unies, jouera un rôle pilier dans le système multilatéral et plaidera la juste cause du Sud global » une manière de « travailler avec les différentes parties pour réaffirmer l’attachement de mon pays à la mission fondatrice des Nations Unies ; et en observant scrupuleusement les buts et principes de la Charte afin de bâtir un système de gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable.»
Ce qui peut être considéré comme le souci de la Chine serait d’éviter que le monde ne bascule dans un ordre obéissant à cette loi de la jungle, du plus fort que certaines puissances militaires et/ou économiques veulent imposer aux autres avec leurs diktats brutaux. La vision du monde que se projette donc la Chine est celle de « consolider la pierre angulaire qu’est l’égalité souveraine dans le principe de l’équité et de la justice, à l’écart du monopole des affaires internationales par une minorité de pays » Autrement dit un attachement à la vision du multilatéralisme.
Gilbert G. Mbakop
merci et au plaisir