Serge Bokassa et ce parfait inconnu, « Front populaire Zokwézo », sorti on ne sait où, déjà « candidats » à un poste ministériel ?

Toute la classe politique centrafricaine est à l’image du pays, elle n’y échappe pas : ici la religion de la facilité et des petits raccourcis attire beaucoup d’adeptes

C’est l’histoire d’un pays béni de Dieu ; mais qui croule sous le poids de la pauvreté intellectuelle chronique, de la culture de la facilité et des petits raccourcis ; atteindre ses fins sans le moindre effort, voilà bien la plus importante religion du pays, comptant de nombreux adeptes. On veut du miel tout de suite ; mais pas prêt à affronter les abeilles ; ce n’est autre que l’approche des tricheurs et des imposteurs.

Après la présidentielle de 2021 (comme celles d’avant) qui avait enregistré une trentaine de candidatures plus ou moins farfelues, combien de formations politiques ont-elles mené une petite activité sur le terrain, ne serait-ce que pour tenir en veuille leurs militants, du moins pour ceux qui en ont réellement ? Personne n’est naïf pour ne pas comprendre que certains candidats, aventuriers sortis on ne sait où, ont toujours considéré l’élection présidentielle comme leur fonds de commerce ; et le ridicule de leur différent score (entre 0,1 à 2%) n’est pas à même de les tuer ; ils seront toujours là, à chaque élection présidentielle; la députation et/ou le conseil municipal sont des petits postes, ça ne saurait les intéresser.

2025 : année d’aventures électorales

A l’approche de l’élection présidentielle de cette année, constatez, comme nous, comment des amuseurs de galerie qui ne peuvent même pas avoir dix personnes lors d’un meeting ont commencé à gesticuler. Un parfait inconnu, le « Front populaire zokwézo », sorti on ne sait où, va jusqu’à manquer de respect aux grandes figures africaines comme Sankara, Lumumba… en mettant leurs photos sur un brouillon plein de charabia, appelé « carte de membre» (photo), confectionnée certainement par un expert du bricolage, à l’image même de ces prétendus hommes politiques, sans niveau, sans préparation. Fins calculateurs, ces candidats très spéciaux savent qu’au deuxième tour, ils vont courir chez le mieux placé, le favori pour mendier une place de ministre ; et le tour est joué : « Je dois absolument porter le titre Excellence, Monsieur le ministre » ; « Un garde-corps pour m’ouvrir la portière de ma voiture de fonction et le portail de mon domicile) », etc. C’est comme ça que ça fonctionne dans une république minée par des mauvaises pratiques ; lesquelles font le lit d’autres maux : le « paraitre, « recevoir tout gratuitement » et « tout attendre du gouvernement et des ONG », exactement comme des oisifs qui ne vivent que grâce aux raccourcis, sans moindre effort.

Le premier gouvernement de l’année 2026 serait dans le viseur de Serge Bokassa et consorts ; le pays gagnerait beaucoup plus avec un gouvernement où siègeraient ensemble les MCU, URCA, MLPC, UNIR… et non avec des imposteurs qui nous perdent le temps dans leur distraction.

Gilbert G. Mbakop, éditorialiste

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