Les premières Journées francophones sur la justice pénale internationale font courir des étudiants et des professionnels de droit
« Premières Journées francophones sur la justice pénale internationale ». Pendant deux jours (du 26 au 27 février 2025) à l’Alliance Française, une centaine d’étudiants de différent niveau ont d’abord ouvert le bal, venus en nombre et parmi eux Melle Djorie Francisca Carine (licence 2 université de Bangui) pour cette idée originale trainant derrière l’Organisation internationale de la francophonie, l’Association des magistrats internationaux francophones (AMIF) et la Cour pénale spéciale (CPS). Les uns pour découvrir le mécanisme de la justice internationale; et les autres, professionnels de droit, pour le renforcement de leur connaissance. En d’autres termes c’est une session de formation pour les uns et de rencontres professionnelles pour les autres, le tout dirigé par Alexandre Tindano, Substitut du procureur spécial (CPS).
Tribunal d’Agression : crises en Ukraine et à l’Est de la RDC
Stefan Schlotter, juge international à la Cour pénale spéciale n’a pas eu de peine pour édifier des étudiants attentifs sur l’histoire de la justice pénale internationale et les facteurs déterminants du succès ou de l’échec des Tribunaux internationaux mais a manifesté un certain gêne en abordant la question d’une éventuelle création d’un Tribunal d’Agression quand un étudiant a évoqué les crises en Ukraine et à l’Est de la République démocratique du Congo. L’insistance de Sébastien Botreau-Bonneterre (chargé de coopération, ambassade de France) sur la prééminence du droit sur tout ramène la sérénité dans le public, attentif au témoignage émouvant d’Algassimou Diallo, procureur de Dixinn (l’une de trois juridictions de la ville de Conakry) sur les évènements douloureux du 28 septembre 2028 dans un stade de football dans la capitale Guinéenne ; chargé de porter l’accusation lors du procès, le magistrat guinéen spécialement présent à ces rencontres, enchaîne par un clin d’œil et une reconnaissance à l’endroit de la justice internationale francophone.
« Doute raisonnable et intime conviction »
Les étudiants multiplient la prise des notes lors de l’intervention d’Ousman Njikam ; appelé à l’estrade, le greffier en chef Adjoint à la CPS s’entretient avec enthousiasme avec ces jeunes attirés par le droit sur le comment fonctionne la Cour pénale internationale : ses défis, sa compétence…
Lors de la dernière journée de cette activité, on note quelques véhicules blancs et estampillés UN et des casques bleus de la MINUSCA, et on comprend vite que cette journée est réservée à une équipe de professionnels, composée de magistrats, greffiers, avocats, nationaux et internationaux. Et pas surprenant de constater qu’ils se sont penchés sur des formules chères à eux : « enquête préliminaire à l’instruction préparatoire », « Doute raisonnable et intime conviction » Cette idée s’achève sur une grande satisfaction des étudiants qui ont chacun reçu une attestation de participation, deux excellents documents didactiques : 1) Guide de sensibilisation à l’usage des organisations de la société civile-2 conjointement signé d’Olivier Beauvallet (chargé de programme) et Alexandre Tindano (directeur de session) et 2) une chronique résumant la session de formation.
Compte rendu : Gilbert G. Mbakop
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