48 heures en Centrafrique
Pour exister, Alexandre Nguendet déifie André Kolingba… au grand dam des partisans de Félix Patassé
Il espérait à un retour gagnant sur la scène politique, c’est raté. Une semaine après sa lettre hommage à « son » parrain politique, l’ancien président, feu général André Kolingba, l’effet escompté n’a visiblement pas eu lieu, les Centrafricains auraient d’autre chat à fouetter. Après avoir provoqué un tollé général par un défi frontal à l’ordre constitutionnel en déclarant qu’il « prendrait la tête d’une (prétendue) cellule dormante de certains officiers des FACA », Alexandre Ferdinand Nguendet refait parler de lui, après s’être caché voilà déjà deux années on ne sait où. Le voilà qui refait surface non pas pour réitérer ses menaces de coup d’Etat (« il aurait compris qu’il est petit pour faire trembler la République » dit un homme de la rue). Cette fois-ci, l’ancien président du Conseil national de transition (CNT) retrouve le sens de la paix pour dire toute l’admiration et le respect inconditionnel qu’il voue à celui qu’il appelle son parrain politique : André Kolingba. Une semaine après sa longue sortie épistolaire à l’occasion de la 14ème année de la disparition de l’ancien Chef de l’Etat, Alexandre Nguendet a au moins gagné quelque chose : prouver qu’il vit et en bonne santé, vue la chaleur dégageant dans son texte de reconnaissance « sincère » à André Kolingba, lequel n’est pas porté dans le cœur de certains militants de MLPC de Félix Patassé.
— Un Allemand et un Centrafricain viennent en renfort à l’équipe de la Cour pénale spécial (CPS) plongée dans une mauvaise passe financière
La Cour pénale spéciale enregistre deux nouveaux Juges : Pamphile Oradimo et Stéphane Schlotter ont prêté serment la semaine dernière, après leur nomination par le Chef de l’Etat plus de six mois plutôt. Ces deux juges sont affectés à la Chambre d’instruction pour se pencher sur les cas de crimes graves relevant de la compétence de cette juridiction hybride qui manque cruellement de moyens tant humains que financiers. Les Etats unis de Donald Trump, l’un de ses financiers ne sont plus pressés pour la soutenir financièrement, même les journalistes couvrant de temps en temps les procès n’ont plus droit aux maigres jetons de transports comme au paravent.
— Maxime Mokom gagne et perd à la Cour pénale internationale
Suspecté de crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Centrafrique dans la période sinistre qu’a connu le pays en 2013/2014, Maxime Jeoffroy Eli Mokom est arrêté le 14 mars 2022 et les victimes sautent de joie croyant à une justice exemplaire contre cet ancien antibalaka, l’un des sinistres groupes rebelles qui, pendant un temps, ont fait de la RCA un terrain de l’impunité. Transféré à la CPI et jugé dans le strict respect du droit, le gars sort vainqueur car relaxé pour « insuffisance de preuves » ce qui laisse triste bon nombre de victimes de crise qu’a connue le pays. Encouragé par un avocat talentueux, le gars pousse les limites de l’indécence et exige des millions pour indemnisations, c’est mal connaitre la Chambre de la CPI qui a pu trouver des arguments de droit pour prouver que l’ancien rebelle n’est pas victime d’une mise en détention illégale au sens de l’article 85-1 du statut de Rome.
— Théodore Dabanga, promoteur hôtelier et autres acteurs économique se penchent sur le Financement des activités économiques
Le Conseil économique social et environnemental (CESE) est à sa deuxième semaine de conclave pour la 1ère session ordinaire de 2025. Appelés à réfléchir sur des voies est moyens pour le financement des activités économiques du pays, Théodore Dabanga, le promoteur des hôtels JM Résodences, Robert Ngoki, président de la Chambre de Commerce, Gilles Gilbert Gresenguet, président de l’UNPC, Evariste Dignito, DG de Semences BTP, Serge Singa Bengba, président Fondateur de New Tech, Raed Hariri, Vice-président de l’UNPC DG de Sagemco Group sont autour de la table, sous l’oreille attentive d’Alfred Taïnga Poloko, président du CESE.
La rédaction
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