La politique de Faustin Archange Toudéra… pour les nuls

Comprendre les messages présidentiels « POUR RÉALISER NOS RÊVES, LA JEUNESSE DEVRAIT RECEVOIR UN MESSAGE D’EXEMPLARITÉ, UNE ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ, AVOIR UN MODÈLE À SUIVRE… » 

Publié le 12 décembre 2022

Dialogue et main tendue au peuple mandataire et souverain

« Le Dialogue républicain, organisé cette année, a identifié les principaux maux qui ont jusque-là compromis notre souveraineté nationale, maintenu notre pays dans la pauvreté et le sous-développement. Les recommandations issues de ces assises nationales sont progressivement mises en œuvre, à la satisfaction de tous.

« Le séminaire gouvernemental qui vient d’être organisé a également identifié les domaines dans les lesquels des réformes doivent être initiées. Des solutions innovantes pour répondre aux besoins pressants de nos concitoyens ont fait l’objet de lettres de mission adressées par le Premier Ministre, à tous les Membres du Gouvernement. »

« Je souhaite profiter de chaque instant de ma vie, comme si c’était le dernier, pour donner de l’espoir à mon peuple, à ce peuple qui m’a tout donné et que je continue de chérir. Nous continuerons, ensemble, à démonter, à lever tous les obstacles qui nous empêchent de construire notre pays. »

Fragilisée par plusieurs décennies de conflits horribles, la République a besoin d’hommes et de femmes honnêtes, intègres, patriotes, travailleurs qui pensent à servir et non à se servir.

« La République que nous magnifions tous récuse la division, la trahison, la violence, l’incivisme, la paresse, la haine, l’intolérance, l’exclusion. Elle se construit dans la paix, l’unité nationale, la diversité ethnique, culturelle, religieuse, le dialogue, la tolérance, la cohésion sociale.

« Elle se construit surtout par un travail opiniâtre, une gestion rationnelle, rigoureuse et transparente de la chose publique. »

Une agression lâche de nos compatriotes a Bossangoa qui ne restera pas impunie

« Une attaque terroriste, lâche et ignoble, a été perpétrée contre la population civile à Bossangoa, Chef-lieu de la Préfecture de l’Ouham  dans la nuit du 27 au 28 novembre 2022.

« Elle visait aussi les intérêts économiques de notre pays, notamment l’usine d’égrenage de coton et à priver le tiers de la population  vivant des revenus générés par cette principale culture de rente, et même l’Etat d’importantes recettes domestiques. Je tiens à vous assurer que les dispositions idoines sont prises pour empêcher la répétition de ces actes terroristes. »

Reconnaissance à l’endroit des vrais amis la communauté internationale et plus particulièrement aux partenaires bilatéraux

« J’adresse notre gratitude à la MINUSCA et aux forces alliées bilatérales russes et rwandaises, pour leurs contributions à la stabilisation de notre pays.

« Permettez-moi d’exprimer mes profonds remerciements et ma reconnaissance à l’égard de tous les Etats, organisations internationales, Organisations Non Gouvernementales, qui ont toujours appuyé nos efforts de sortie de crise et de relèvement économique. »

Démonstration de puissance de nos forces de défense: un avertissement clair lance à tous les aventuriers qui se tromperaient encore d’époque en voulant jouer avec la stabilité du pays

« En dépit de la conjoncture économique particulièrement difficile, j’ai décidé que cette fête nationale soit marquée, demain, par une prise d’armes et un défilé des forces de défense et de sécurité, en parfaite communion avec toutes les forces vives de la Nation.

C’est la meilleure expression du poignant hommage que nous devons rendre à tous nos ancêtres qui ont rendu possible la fin de l’asservissement et l’avènement de la République. »

Briser les chaines pernicieuses de l’asservissement qui empêchent notre émancipation, 64 ans après l’indépendance

« Notre pays a été longtemps soumis, longtemps brimé par tous ceux qui, pour des intérêts géopolitiques et géostratégiques, nous ont dénié notre souveraineté, notre liberté de concevoir notre politique nationale et de la conduire dans les seules limites établies par les instruments juridiques internationaux auxquels nous avons volontairement souscrits. Le meilleur moyen de défendre la République est de poursuivre notre action avec encore plus d’énergie et d’espoir. Lorsque j’effectue des déplacements dans l’intérieur de notre pays, je ne vois que de l’inspiration »

Un nom sur ces visages pitoyables, assis dans des salons feutrés, le champagne coulant à flot et payés par des parrains étrangers

« Vous avez tous suivi, avec stupéfaction, les appels lancés par ces organisations criminelles à l’endroit des partenaires de notre pays leur demandant de suspendre toutes les aides destinées au peuple centrafricain. Vous avez également suivi leurs appels incessants aux organisations terroristes aux fins de mettre le pays à feu et à sang, appuyés par des déclarations et manifestations organisées à Paris, en France.

« Ces propos, vous le savez, sont largement publiés par les principaux membres du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et le Conseil de Résistance pour la Transition (CRT). La seule évocation de ces associations de malfaiteurs crée la psychose dans l’opinion nationale, suscite le traumatisme, tant elle rappelle les anciennes organisations criminelles qui ont, dans un passé récent, préparé et soutenu l’avènement de la SELEKA, des Anti Balaka et plus récemment, de la Coalition des Patriotes pour le Changement, CPC. »

Restaurer les valeurs de la République en concrétisant le rêve de l’unité nationale, le rêve de la dignité, le rêve du travail bien fait, le rêve de la paix, le rêve de la sécurité et le rêve de la prospérité.

« Pour réaliser nos rêves, la jeunesse devrait recevoir un message d’exemplarité, une éducation à la citoyenneté, avoir un modèle à suivre afin de progresser, réussir et porter haut l’étendard de la Patrie.

« Mandaté par le peuple et en tant que Président de la République, conscient de la dignité de ma charge, je ne renoncerai pas à ma noble mission de réformer profondément l’Etat, de construire une société centrafricaine plus démocratique, moderne, apaisée, pacifique, plus tolérante, capable de régler ses différends par le dialogue et la concertation, la tolérance et le respect mutuel. »

Politique de bon voisinage et de relation dans le respect mutuel

« Je continuerai à entretenir de meilleurs rapports avec nos pays voisins et tous les pays du monde, par la politique de bon voisinage et de la non-ingérence de la Charte de l’ONU, afin de garantir la paix et la sécurité à nos frontières. »

« Six millions d’hectares de nos terres arables à mettre en valeur » … et le pays assure son autosuffisance alimentaire

« Vaillants Producteurs Agricoles, Éleveurs, Pêcheurs et Aquaculteurs ; ma vision demeure la même pour le secteur agricole, au sens large. Ce secteur doit jouer pleinement son rôle de production alimentaire et de création de revenus, pour la majorité de nos populations actives qui vivent de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la pisciculture et de la foresterie. »

AUTREMENT DIT                                                                                                                                     

 Respecter à sa juste valeur la résilience de ces compatriotes (femmes, hommes, jeunes et vieux) qui peuplent nos 12.580 Villages, en leur offrant un cadre de vie digne : 1) désenclavement et électrification de tous les coins importants du pays en construisant des routes, 2) implantation des services de santé de bonne qualité, 3) ouverture des établissements scolaires voire universitaires, 4) faciliter la disposition des nouveaux outils de communication moderne; le tout dans la sécurité. La Centrafrique ce n’est pas seulement Bangui avec tous ses privilèges et confort.

« La mécanisation agricole s’impose

« Je salue la contribution de plus en plus visible de certains Partenaires Financiers qui achètent et mettent à la disposition des agriculteurs des tracteurs agricoles autour de la filière maïs (à l’instar de l’Union européenne, c’est nous qui soulignons). L’effort doit être poursuivi et accompagné d’un renforcement de capacité des ayants droit, car il s’agit d’un changement de paradigme et de mentalité. Il faudra aussi promouvoir l’esprit entrepreneurial dans le milieu rural, dans un environnement coopératif.»

AUTREMENT DIT                                                                                                                                        

La terre ne ment pas, l’agriculture reste la voie fiable pour notre prospérité et cela passe par l’abandon de cette triste habitude de la main tendue ; on dirait nous sommes devenus d’éternels mendiants n’attendant que la manne qui tomberait du ciel

« Je réitère ici ma dernière déclaration du 2 septembre 2022, au Sommet mondial sur les systèmes alimentaires durables, par laquelle j’avais engagé le Gouvernement à :

  • réhabiliter les infrastructures communautaires de communication, de santé, d’éducation et de formation ;
  • appuyer les petits producteurs à avoir accès aux financements et à un appui technique adéquat ;
  • créer les conditions pour l’exploitation d’environ 5 à 6 millions d’hectares de nos terres arables d’ici les trois prochaines années contre 700.000 hectares actuellement exploités. »

AUTREMENT DIT

Mandatés par le peuple, le Chef de l’état (au centre), le Premier ministre (à gauche) et le Président de l’Assemblée nationale (à droite) ont, chacun dans son couloir, la lourde charge de transformer cette vision futuriste afin de marquer de leurs empreintes l’histoire (glorieuse) du pays dans un contexte géopolitique et géostratégique extrêmement difficiles.

« La vie d’une nation… comme celle d’un individu, est faite de choix. Ou bien on choisit de garder le statu quo, de rester dans l’extrême pauvreté et le sous-développement et de nous apitoyer sur notre sort, ou bien nous faisons le meilleur choix de nous épanouir. Notre pays regorge de ressources naturelles abondantes qui peuvent générer de nouveaux marchés porteurs et trouver des solutions aux besoins de notre société : la création d’emplois pour les jeunes, le renforcement de l’économie, la démocratisation. Après l’analyse de la situation politique, économique et sociale, j’ai fait le choix de sortir notre pays de l’extrême pauvreté et de la dépendance en prenant des initiatives innovantes et courageuses. »

 AUTREMENT DIT 

Sortir de la dépendance, (l’asservissement qu’a connu le pays depuis l’indépendance) en multipliant des relations bilatérales basées sur le principe d’égalité, gagnant-gagnant et s’opposer fermement aux criminels, aux intellectuels du chaos et aux traitres de la république, tous financés par des parrains étrangers.

 « Le projet sango-coin est une nouvelle opportunité qui devrait nous permettre de sortir du système classique de circuits financiers pour attirer des investisseurs étrangers à nous aider à développer nos ressources naturelles et à réaliser d’importantes infrastructures de développement. Il devrait aussi permettre, à travers la tokénisation et le système NFT ou Jeton Non Fongible, à l’État, aux agriculteurs, aux éleveurs, de bénéficier de financements étrangers, mais aussi aux particuliers comme les artistes, les inventeurs de vivre de leurs productions intellectuelles. »

AUTREMENT DIT                                                                        

Faciliter l’accès au crédit d’investissement Agropastoral et des transactions financières particulièrement à tous ces seigneurs de la terre qui ont opté pour une activité noble et n’ont pas succombé à cette culture de la facilité et l’absentéiste chroniques existant dans la fonction publique et des entreprises parapubliques

« Poursuivre l’objectif initial qui est de sensibiliser les populations sur la faim, la pauvreté et d’inspirer des solutions de changement, et plus particulièrement de créer un système agroalimentaire qui fournisse de la nourriture nutritive en suffisance à des prix abordables pour tous, afin que personne ne souffre plus de faim et de malnutrition. »

AUTREMENT DIT                                                                        

Cette sensibilisation ne doit pas être un vain mot plutôt un état d’esprit; elle doit prendre toute sa signification dans nos actes quotidiens. La mal nutrition doit être combattue à partir du moment où des enfants centrafricains font bien partis des 3 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année dans le monde à cause de malnutrition, et de nombreux autres petits centrafricains font aussi partis des 159 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’un retard de croissance.

Il est de notoriété publique que  nous avons des vastes terres fertiles que le monde entier nous envie (et les Rwandais en achètent sans compter parce qu’ils savent la valeur de l’agriculture) mais nous ne varions pas notre alimentation; le contenu de nos plats à table étant très pauvre car réduit très souvent à un seul met: le Ngozo, un aliment dépourvu de vitamines nécessaires à la croissance et à la bonne santé… Les performances scolaires de nos enfants ne sont pas loin de la médiocrité; forcement par paresse, nous mangeons mal. Faut qu’on se le dise.

La rédaction

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