Échos de la Primature

Gouvernance. La conjoncture mondiale extrêmement difficile n’entame pas la sérénité à la Primature

Publié le 20 février 2023

 

Félix Moloua le quatrième Premier ministre du régime Faustin A. Touadéra vient de consommer ses douze premiers mois à la tête du gouvernement. Malgré le contexte économique pas favorable pour toute la planète (la RCA comprise) le Chef du gouvernement imprime sa marque à la Primature. « Nous vivons dans un monde plus exposé aux chocs », avait déclaré la directrice générale du FMI aux hommes de média lors d’un point de presse à Washington suite au déclenchement du conflit entre Russie et l’Ukraine. « Et nous avons besoin de la force du collectif pour faire face aux chocs à venir.» avait-elle encore ajouté.

 

Un problème mondial

Ce conflit n’est pas seulement une affaire entre deux pays ; ses répercutions sont planétaires: l’économie mondiale n’est plus ce qu’elle était avant, la croissance est affectée entrainant de facto une hausse des prix à tous les niveaux. Des signes montrent déjà clairement que ce conflit a des conséquences sur le coût des matières premières essentielles compliquant la tâche des responsables politiques de certains pays, plus particulièrement la République centrafricaine. Le pays est déjà classé parmi les plus pauvres de la planète et qui plus est  miné par de nombreuses crises politico-militaires; ce qui rend son développement encore plus coriace. Les nouvelles autorités, issues des élections transparentes, régulières et conduites par Faustin Archange Touadéra sont conscientes des grands défis qui sont les leurs. L’équipe gouvernementale n’a qu’un seul objectif : mériter la confiance du peuple et du président de la République. Des critiques politiques honnêtes trouvent des points à mettre à son l’actif. Félix Moloua, le quatrième Premier ministre du régime Touadéra vient de boucler sa première année à la tête du gouvernement. Il a pris fonction dans un contexte défavorable, difficile mais la sérénité anime son action et celle de ses collaborateurs.

 

L’homme de situation

Il a été appelé pour trouver un délicat équilibre entre la maîtrise de l’inflation causée par la crise ukrainienne dont l’impact le plus visible sur tout le continent se traduit par la hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires, l’inflation et l’instabilité financière. Les Centrafricains dans leur majorité sont les plus durement touchés car une grande partie de leurs dépenses de consommation est consacrée à la nourriture et aux transports. Certains esprits ont misé sur l’inévitable hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants pour se refaire une santé politique en instrumentalisant les populations à se lancer dans de  troubles sociaux. Rien ne s’est passé comme prévu pour ces hommes politiques en mal d’existence et autres mauvais amis du pays. « Les populations ont bien compris que les causes fondamentales de cette mauvaise passe que traverse le pays sont exogènes » explique un analyste de la scène politique centrafricaine.

La direction à prendre

Pour ses douze premiers mois comme Chef du gouvernement, Félix Moloua s’est confié à nos confrères de Ndéké Luka. L’homme qui inventé cette  nouvelle formule engageante: « Gouverner, c’est dire non à la corruption, non à la fraude, non à la mauvaise manière de servir (lorsqu’on occupe un poste public, c’est nous qui le soulignons)» impliquant de bonnes pratiques à tous les niveaux n’est pas allé par quatre chemins pour indiquer la direction à prendre  qui résume, là aussi, en une seule phrase: « Que nous nous mettons (tous) au travail.» De sources bien introduites indiquent que le Premier ministre serait impitoyable avec des auteurs de mauvaises pratiques à l’endroit de la chose publique.

« Que nous assumons le suivi de ce que nous avions tous arrêté. Nous pouvons sensiblement améliorer les conditions d’existence de nos compatriotes.

« Je pense également que nous devons renforcer la coopération internationale. Améliorer le dialogue avec nos partenaires, diversifier le partenariat…

« Je pense également que nous devons travailler pour faire la promotion du secteur privé.

« Que le secteur privé joue son rôle parce que la création de la richesse, c’est du ressort du secteur privé. Cela veut dire qu’il nous faut les instruments juridiques pour améliorer l’environnement des affaires.

«Nous sommes en pourparlers avec le Parlement ne serait-ce que sur la loi de la sécurité juridique et judiciaire qui sera pour nous, un bond qui pourra attirer, faire de notre secteur privé, une attraction »

Les actes de terrorisme perpétrés par des rebelles dans certaines parties du pays enregistrés ces derniers temps sont à mettre au compte des compatriotes qui n’aiment pas leur pays croit-il en se contentant de l’excellent travail fourni par le ministère de la Santé publique qui, selon lui, contribuent au « bien-être des populations centrafricaines. » La première année à la primature vient de s’achever avec son bilan et la nouvelle année est déjà chargée de nouveaux défis à relever.

par Gilbert Mbakop

 

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