Absentéistes, retardataires, paresseux et autres tricheurs cachés dans la Fonction publique… Ou comment subir la colère du Premier ministre Félix Moloua

Publié le 09 février 2023

Absentéistes, retardataires, paresseux et autres tricheurs cachés dans la Fonction publique… Ou comment subir la colère du Premier ministre Félix Moloua                                 

On connait la CPC, une bande de compatriotes malintentionnés qui, à l’aide des mercenaires étrangers, ont choisi de faire plus que mal a leur pays. Tout le monde parle de cette nébuleuse car elle avance à visage découvert et c’est facile de la combattre, peu importe le temps mais elle sera vaincue, question de patience dit-on du côté de nos vaillants soldats. Elle n’est pas le seul monstre qui fait souffrir le pays. Il y a un autre qu’on n’en parle pas souvent pourtant ce monstre (excusez du terme) pernicieux a un nom, la Fonction publique : absentéisme légendaire, retard chronique, paresse congénitale, corruption, trafics d’influence tout y passe et à l’arrivée l’économie du pays prend un grand coup ; et l’Etat perd très gros du fait de l’inconscience de certains de nos compatriotes qui ont le privilège d’avoir un numéro matricule, une sorte d’assurance vie du point de vue salaire.

Cimetière des dossiers

La fonction publique se transforme en cimetière des dossiers. Une éternité pour évacuer un simple dossier nécessitant seulement dix minutes de traitement, pourquoi ? Parce que le l’agent fonctionnaire est : soit tout le temps « en atelier de renforcement de capacité » de on ne sait quoi, soit « malade », soit « à la place mortuaire », soit « c’est le jour de son anniversaire ou de son enfant ou de sa grand-mère (…) », soit « en mission », etc. Heureusement qu’il y a qu’en-même quelques dévoués mais ces derniers, minoritaires, font souvent l’objet de détestation de la part de leurs collègues très souvent incompétents, inconscients et constituant la grande majorité dans la grande famille des fonctionnaires. Nous sommes bien trempés dans la culture de l’incivisme et de l’inconscience professionnelle ambiants, voilà bien quelques-uns des drames dont souffre le pays.

Un fichier salarial plein de fraudes

Le régime de Touadéra, contrairement à ses prédécesseurs, a le mérite d’assurer régulièrement les salaires des fonctionnaires et autres agents publics, mais cette fonction publique selon son patron, Marcel Djimassé nécessite un profond « nettoyage du fichier général des salaires afin de permettre à l’Etat de réaliser des économies » ce fichier présente jusqu’à sept catégories affectant négativement le bon fonctionnement des services et surtout la masse salariale comme le cas de ces fonctionnaires sans niveau académique (donc incapables de comprendre l’objet d’un dossier) qui ont acquis frauduleusement des grades et hiérarchies auxquels ils ne doivent pas prétendre. Le ministre Chargé de la Fonction publique et de la Réforme administrative, dans sa quête de performance et de mettre délicatement de l’ordre dans la masse salariale de l’Etat vient de recevoir un grand renfort de la part du Premier ministre, Félix Moloua lequel a trouvé bon d’introduire à la Primature un système de contrôle horaire pour « garantir que tout le personnel de l’institution (dont il a la charge) travaille effectivement pendant les 8 heures requises par la loi.» Aujourd’hui c’est la primature et demain dans tous les services publics. C’est aussi cela la bonne gouvernance : sanctionner sévèrement les absentéistes, retardataires, paresseux et autres auteurs de mauvaises pratiques freinant la fonction publique quand il le faut. Ce n’est pas les étrangers qui viendront construire notre pays. Trois fois non. Allez-y voir comment se comportent les personnels dans n’importe quelle multinationale: le règlement intérieur est respecté à la lettre; sinon c’est la porte; et ça marche parce que les gens sont aux pas. Et quand ces étrangers réussissent on trouvera des compatriotes qui, au lieu de copier le bon exemple d’abnégation au travail, marmonnent des aberrations genre « les étrangers sont venus prendre notre argent » Faut-il en rire ou pleurer?

08 heures de travail et non 08 heures au travail

Désormais le Premier ministre veut voir tous les fonctionnaires et les agents travailler pendant huit heures par jour. Remarquez qu’il ne dit pas 8 heures au travail (alors qu’on est en réalité au bar d’à côté), mais 8 heures de travail. Les responsables de départements sont « chargés de veiller à ce que le système fonctionne efficacement. » Ce nouveau dispositif horaire comporte une identification par empreinte digitale. Après s’être fait identifier, l’agent signe sa présence en plaçant son doigt sur le système ; cela permet de suivre le personnel en temps normal. Un service de repérage et dénonciation des agents dans des bars aux heures de travail serait aussi intéressant.

Rigueur et amour du travail

Par cette décision courageuse et volontariste, le Premier ministre montre qu’il est déterminé à améliorer la qualité de service dans la fonction publique. Au moment où on parle du développement par nous-même, la fonction publique doit impérativement servir de reflet motivateur pour l’opinion nationale et internationale. Dehors les fonctionnaires irresponsables ! Ce triste constat n’est pas seulement valable pour la fonction publique mais pour tous les secteurs   tenus par les Centrafricains. Autant  nous sommes prompts à grever pour un seul jour de retard de salaire: autant nous avons un problème avec l’amour et la rigueur au travail. En fin de compte on est habitué à tout attendre du gouvernement et/ou des ONG. Un sujet capital qui vient très souvent dans les prêches du pasteur Balezou de la Mission Rhéma. A méditer

Par Gilbert G. Mbakop

 

 

 

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