HISTORIQUE. 1ere femme élue Maire de Bangui, Prisca Roseline Mano et les femmes écrasent tout et arrachent le contrôle exécutif de la Mairie de Bangui
« Prenez l’Assemblée nationale, prenez la majorité écrasante des postes ministériels, prenez aussi d’autres postes de commandement partout où vous voulez ; mais la Mairie de Bangui, c’est pour nous » Les femmes seraient fâchées et ont donc décidé de faire bouger les lignes… en arrachant entièrement le pouvoir exécutif municipal de la capitale. Pour ces dernières, la revanche se mange ainsi chaud. Les nouveaux chefs de l’exécutif de la mairie, fraichement sortis des urnes, viennent d’être installés; tous les sujets (ou presque) s’accordent désormais au féminin, à l’exception du jeune Junior Adonis Vidakpa, élu 3eme adjoint au Maire. L’ancien directeur technique de la presse présidentielle a, sur le plan hiérarchique au sein du pouvoir exécutif municipal (le plus important du pays), trois femmes au-dessus de lui. La capitale repose sur une organisation décentralisée où la gestion territoriale tourne autour des huit maires d’arrondissements ; Prisca Roseline Mano n’est pas la dernière à le savoir, désormais.
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En succédant au très controversé Emile Gros Nakombo, la nouvelle maire a donc l’occasion de prouver que son profil et son parcours de Femme d’affaires multi-sectorielle, issue du secteur privé, n’est pas synonyme de facilité ou de lourdeur bureaucratique de la fonction publique dont elle est étrangère. Son élection vient mettre fin à près de quarante ans de nomination des maires par décret présidentiel…
Assainissement de la ville, gestion de l’insalubrité publique, réhabilitation de la voirie urbaine, réorganisation des transports en commun et l’aménagement des espaces de vente dans les marchés municipaux et manque d’infrastructures de loisirs entre autres, telles sont les nombreuses missions de la première citoyenne de la capitale, appelée jadis la « coquette ». Une femme, mère de famille de plusieurs enfants, ne saurait craindre ce défi qui est désormais le sien. Avec l’avantage qu’elle n’est pas adepte (dit-on) des pratiques qui ont cours dans la fonctionne publique où le virus de la paresse congénitale ne scandalise personne.
« Après la mairie de Bangui, nous, femmes, lorgnons désormais la Primature ; car nous avons déjà trop laissé faire » avertit sereinement une proche de Mme Samba Panza, l’ancienne présidente de la Transition. Une fois n’est pas coutume : le ministère de la Promotion du Genre Protection de la Femme se félicite…
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