Firmin Ngrebada en sapeur-pompier de la démocratie constructive.. pendant que certains montrent leurs talents dans les insultes de bas niveau ou alors des flatteries des pires courtisans
Nous arrivons déjà à la fin de cycle ; tous les ministres et tous les députés savent bien qu’ils vont bientôt débarrasser le plancher, ils seront balayés soit par des élections qui s’annoncent à grands pas soit remerciés pour service rendu (même si mal rendu). Heritier Doneng, ci-devant jeune ministre de la Jeunesse et des Sports fait l’actualité, malgré lui ? Au cœur d’un conflit aux odeurs de rancunes et de haine autour d’un ballon de football disputé entre lui et Clément Ndombet, un haut cadre de la Fédération et en même temps cadre majeur au MCU… comme lui. Ce conflit oppose donc une même famille dispersée au sein du gouvernement, à l’Assemblée nationale et à la Fédération centrafricaine de Football. Un Vice-président de l’Auguste Chambre (lui aussi membre très influent du MCU) serait derrière une demande de destitution benjamin du gouvernement, très connu pour son activisme pour le moins controversé. L’opposition rigole et prend plaisir en regardant la maison d’en face en plein tourmente… Qu’attend le commando du bateau pour siffler la fin de la recréation ?
De ce conflit très médiatisé, né un débat citoyen et républicain porté sur la place publique par Firmin Ngrebada : l’Assemblée peut-elle demander la démission ou la révocation d’un ministre ?
En cette période de pré-campagne, l’occasion est bien indiquée pour pour des arrivistes en mal d’existence ou alors consolider sa présence et sa stature d’homme politique aguerri ; et dans cette posture-là, Firmin Ngrebada, l’ancien Chef du gouvernement et actuel député de Boali nous administre un cour de géopolitique.
En droit,
« L’Assemblée nationale ne peut pas directement ‘révoquer’ un ministre
« Dans les régimes semi-présidentiels comme celui de la République centrafricaine, les ministres sont nommés et révoqués par le Président de la République, souvent sur proposition du Premier ministre.
« L’Assemblée nationale n’a pas le pouvoir constitutionnel ou légal de démettre un ministre par un vote direct ou une motion individuelle. Ce pouvoir appartient exclusivement à l’exécutif.
Pouvoir de pression : interpellation, motion de censure, résolution
« L’Assemblée peut interpeller un ministre pour lui demander des comptes. Cette procédure peut exposer des insuffisances, fautes politiques ou morales graves.
« En cas de grave crise, l’Assemblée peut voter une motion de censure contre le gouvernement dans son ensemble, ce qui peut conduire à la démission du Premier ministre, sans valeur contraignante, mais a forte portée symbolique
Conséquences politiques
« Une demande publique de démission d’un ministre peut affaiblir son autorité, il peut perdre confiance de l’opinion publique ou du Président, ce qui peut entrainer sa révocation, risque de créer une tension institutionnelle…
Enjeux de gouvernance
« Une Assemblée qui exerce ce type de pression démontre une volonté de responsabilité »
Voilà ce dont on attend des hommes politiques : des idées constructives même au détour d’un débat sain; et non des insultes ou des sujets banals si ce n’est des rengaines des pires courtisans; « sous le leadership du Chef de l’Etat, je suis venu à mon bureau à l’heure… »
Gilbert G. Mbakop éditorialiste (Tel : 72 06 50 12 / 75 54 64 94 courriel : mbakopgilbert20@gmail.com)
Publicité :


https://shorturl.fm/9fnIC
https://shorturl.fm/oYjg5
https://shorturl.fm/Xect5
https://shorturl.fm/IPXDm
https://shorturl.fm/PFOiP
https://shorturl.fm/retLL
https://shorturl.fm/I3T8M
https://shorturl.fm/retLL
https://shorturl.fm/0oNbA