Armel Sayo, « pasteur » dans une autre vie, ancien rebelle et chef de guerre impitoyable « livre » la France à la vindicte populaire

Cible de tirs groupés de certains médias depuis une semaine, l’ambassade de France à Bangui contre-attaque et donne son avis sur le « cas » Sayo

Si ce n’est pas un droit de réponse, c’est un communiqué de presse ; avec cette allure, l’ambassade de France se doit d’ouvrir un bureau réservé exclusivement pour travailler à répondre aux accusations. Cette fois-ci, ce sont des attaques groupées contre elle autour de l’affaire Sayo ; pour certains médias locaux, la France, contrairement à d’autres pays, serait la source des problèmes d’insécurité en Centrafrique ; et la représentation diplomatique de la République française en RCA de se défendre, légitimement.

D’où provient cette énième accusation ?

Dans l’affaire de coup d’Etat échoué d’Armel Sayo, certains ont vite fait de voir l’ombre de la France derrière ; c’est une vidéo très virale sur les réseaux sociaux, partagée à ne point finir, dont l’auteur est un Français qui explique, documents et témoignages à l’appui, comment cet ancien ministre, dans sa funeste et dangereuse aventure de déstabilisation de la Centrafrique, il y a quelques mois, aurait bénéficié de l’appui d’un réseau criminel français. Des médias ont d’ailleurs largement annoncé la « pression que la France aurait exercé sur le Cameroun pour que cet ancien chef de guerre ne soit pas livré à la justice centrafricaine. Notez qu’il est incarcéré au Cameroun et que la RCA demande son extradition.

La France est-elle vraiment concernée par cette histoire de tentative de coup d’Etat d’Armel Sayo ?

OUI Dans la mesure où ce chef de guerre, « pasteur » de merde dans une autre vie porte un passeport français et fréquente assidument le milieu de la maffia politico-militaire et celui des vieux barbouzes français qui ont toujours semé la terreur sur le continent francophone à la quête de coup d’Etat déstabilisateur de régimes. C’est donc un citoyen français trempé dans la sphère du crime politique ; et les services secrets français ne sauraient ignorer ses mouvements et ses intentions ; toujours est-il que le principe voudrait que la diplomatie française se mette automatiquement en action pour protéger « leur » ressortissant ; même s’il a le sang sur les mains.

« NON » La France officielle ne se reconnait pas dans cette mauvaise aventure de l’un de « ses » ressortissants, fût-il d’origine centrafricaine ; elle le dit dans un communiqué de presse en date du 13 mars 2025 ; où elle ne cache pas son indignation :

« L’ambassade de France en RCA a relevé plusieurs articles de presse quotidienne de cette semaine (du 07 au 14), fondés sur de la désinformation, des inexactitudes et des erreurs.

« La France n’a exercé aucune pression de quelque nature que ce soit sur les autorités camerounaises, concernant l’extradition de Monsieur Armel Sayo. Le Cameroun est un Etat souverain, tout comme la République centrafricaine, avec comme fondement institutionnel l’indépendance de l’autorité judiciaire… »

Cette affaire va-t-elle influencé négativement les relations à peine réchauffées (à travers des financements considérables) entre les deux pays ?

OUI Des faucons y voient là l’occasion de remuer encore plus le couteau dans cette plaie qui se cicatrice tant bien que mal ; une plaie provoquée par l’arrivée musclée des russes et conséquemment par le recul de l’influence de la France dans les « choses » de la RCA.

« NON » La France à travers son ambassade rappelle que « son attachement à entretenir de bonnes relations tant avec les autorités centrafricaines qu’avec le peuple centrafricain dans le respect du droit international, des conventions diplomatiques et de la mise en œuvre de la feuille de route, validée par les Présidents Faustin-Archange Touadéra et Emmanuel Macron, le 17 avril 2024 »

Par Gilbert G. Mbakop, éditorialiste (Tél : 72 06 50 12 / 75 54 64 94 ; courriel: mbakopgilbert20@gmail.com)

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