131 millions de la France à la Cour pénale spéciale (CPS) pour décourager les auteurs de crimes graves en Centrafrique
Bruno Foucher peut souffler un peu, après une semaine remplie de sorties « fructueuses » sur le terrain… pour les besoins de la cause. Le Haut représentant de la République Française en Centrafrique a commencé la matinée du mardi 18 février de la semaine aux pas de course, dans un amphi pour la boucler, trois jours après, au ministère de la Justice. Des étudiants et un collège d’enseignants d’université étaient venus nombreux échanger avec lui autour de ce sujet qui provoque beaucoup de grincements de dents dans certaines capitales occidentales donc Paris et Washington : « le Nouvel Ordre mondial » L’ambassadeur a parlé et écouté les différents avis des participants à cette conférence-débat initié par lui. S’il voulait tester des centrafricains quant à leurs attentes des relations internationales dans le contexte actuel, il en serait servi, à coup sûr.
Aussitôt terminé avec cette conférence, le diplomate a rangé ses valises pleines de billets de banque pour prendre la direction du ministère de la Justice où le ministre d’Etat Arnaud Abazène (en compagnie des représentants du PNUD et de la CPS), l’attendait à bras ouverts, il est question d’une affaire de gros sous : 131 millions (2 cent mille euros) que la France met à la disposition de la Cour pénale spéciale. Les auteurs de crimes graves en Centrafrique encore en liberté ont beaucoup prié pour que les problèmes financiers que rencontre cette juridiction perdurent, c’est peine perdu pour eux : la France « soutient la justice » et par ce don, « contribue à la restauration d’un état de droit à travers une justice efficace dans son fonctionnement », ce qui expliquerait aussi la présence actuelle dans la capitale d’une équipe d’experts français de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) dans le cadre du Fonds Equipe France.
La France et la Cour pénale spéciale, des liens tissés de longue date
Un magistrat français était déjà là en 2018, date de la création de cette Cour pour apporter auprès d’elle son expertise, contribuant ainsi au renforcement des capacités des magistrats centrafricains ; la Vice-présidence de la CPS est occupée par Olivier Beauvallet, de nationalité française (photo). La présence française est accentuée dans l’Equipe Europe aux côtés de l’Union européenne et de la Suisse dans l’accompagnement de la Cour pénale spéciale. En une semaine, la France, à travers Bruno Foucher, a repris des couleurs, ce qui lui aurait manqué un certain temps depuis que d’autres partenaires de la République centrafricaine ont décidé de frapper fort quant à leur présence.
Récit : Gilbert G. Mbakop
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