« Nous recommandons aux journalistes français de mieux étudier les pages sombres de l’histoire de leur pays »
Alexandre Bikantov, Ambassade de la Fédération de Russie en République Centrafricaine lors d’une conférence de presse, s’est montré « étonné » de qu’il qualifie de « l’inculture » des journalistes français. Il dit avoir « constaté » et « compris » que ces derniers ne ratent jamais l’occasion de parler de la présence russe en Afrique en général et en Centrafrique en particulier au moyen de « mensonges répétés « .
Des « informations » véhiculées le 30 septembre par la radio française RFI et le magazine « panafricain » Jeune Afrique font état du « recrutement massif des Centrafricains par des Russes pour aller combattre dans ses rangs dans sa guerre contre l’Ukraine ». En réponse à ce qu’il qualifie de grossiers mensonges, il puise dans l’histoire et assène ceci :
Nous pensons que le but d’un tel acte de désinformation est de jeter une ombre sur notre pays et de remettre une nouvelle fois en question son rôle décisif dans le rétablissement de la paix en RCA. L’Occident démontre encore sa volonté de creuser un fossé entre la Russie et le peuple ami de la République Centrafricaine.
Nous vous rappelons qu’il existe aujourd’hui en Russie une cohésion sociale sans précédent face à une menace commune venue de l’Occident. Depuis la Grande Guerre patriotique, le niveau de patriotisme des Russes n’a jamais été aussi élevé. La Russie n’a pas besoin d’engager, et encore moins de force, des citoyens d’autres pays pour protéger leurs droits souverains. Les Russes sont en mesure de se défendre seuls.
Le blasphème particulier de ce « bourrage des cerveaux » est que la Russie, contrairement à la France ou à la Grande-Bretagne, n’a jamais dans son histoire recruter les peuples d’Asie et d’Afrique pour défendre son territoire. Ainsi, en 1940, Paris a mobilisé quelques 500 000 ressortissants d’Africains, soit un dixième de l’armée française. Ces Africains ont versé leur sang pour la belle-mère France. Cependant, en 1944, sous la pression de Washington, ils n’étaient pas autorisés à participer au défilé militaire à l’occasion de la libération de Paris.
Nous recommandons aux journalistes français de mieux étudier les « pages sombres » de l’histoire de leur pays. »
La rédaction