Affaire dite « Ndélé 1 », le temps des plaidoiries (acte 1): la dernière ligne droite engagée ce lundi

La reprise des audiences de ce procès commence très fort : « 600 personnes manifestent et veulent se constituer partie civile »

Ce lundi de pluie (04 novembre) est jour de rentrée des audiences à la Cour pénale spéciale concernant l’affaire dite « Ndélé 1 » ; commencées le 05 décembre 2023 et suspendues pendant plusieurs mois. La cour est au complet lorsque le président de la section d’assises, Aimé Pascal Delimo annonce la reprise de l’audience dans l’affaire le Procureur spécial contre Azor Kalite et ses complices. Pour une des rares fois toute l’équipe de la cour est au complet avec une nouvelle tête féminine : la présence de la greffière Me Marie Madeleine Touakouzou vient ainsi s’ajouter à celle de Me Bagaza, la seule femme présente constamment à la cour depuis l’ouverture des procès à la CPS, elle fait partie des avocats de la défense. Les avocats de la partie civile ont le privilège de prendre la parole en premier pour cette dernière ligne droite de ce procès, suivi attentivement dans l’arrière-pays (surtout) en direct par le public auditeur de certaines radios communautaires relayant Guira FM, la radio des Nations Unies qui retransmet tous ces procès.

D’entrée de jeu en ce temps des plaidoiries, Me Jean-Louis Sylvestre WANGO-GBOLO, l’un des deux avocats de la partie civile entretient le public sur le contexte historique des évènements à l’origine des crimes commis par des groupes armés rivaux, suite aux dissensions survenues entre les Goula et les Rounga. Son confrère, Me Albert PANDA lui emboite le pas pour ajouter que près de « six cents (600) personnes manifestent et veulent se constituer partie civile » Ce qui démontre à suffisance l’ampleur des dégâts et le traumatisme que ce conflit a eu sur les populations civiles. Les sorties des deux avocats de la partie civile ont pour objectif de démontrer la responsabilité des accusés concernant l’attaque du 29 avril 2024 ; car selon eux, ces attaques meurtrières « étaient programmées et organisées ». Les victimes ont là de quoi se consoler pour cette première journée de la reprise, en attendant la réplique de la défense.

Compte rendu : Gilbert Gilles Mbakop

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