Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a toujours dit qu’il n’irait pas aux élections (…); il vient de trouver une occasion en or pour crier à la corruption qui régnerait à l’ANE
2025 est une année électorale pas comme les autres : municipales, législatives et surtout présidentielle. Dans les états-majors de certaines formations politiques plus ou moins proches du pouvoir, la mobilisation des militants et sympathisants bat son plein. Pour une grande première, le Mouvement cœurs unis (MCU) introduit au pays la notion de « primaires » afin de désigner ses représentants lors prochaines consultations populaires. A défaut d’occuper le terrain de mobilisation de ses militants, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) dont les militants, désorientés seraient loin de savoir ce que veulent exactement leurs différents leaders. Iront-ils aux élections dans les conditions actuelles ou iront-ils pas ? A ces questions les militants et sympathisants perdraient leur latin, désorientés, parait-il.
Une sortie médiatique « inespérée » d’un haut cadre de la MINUSCA est venue donner des graines à moudre du côté du BRDC de Mboli-Goumba, son Coordonnateur. Ce dernier rapporte dans un communiqué une audio attribuée volontiers à Arsène Gbaguidi, directeur des élections à la MINUSCA. Le boss des élections à la Mission onusienne, selon Mboli-Goumba, aurait fait un constat implacable et lucide ; celui-ci parle de « corruption qui règne au sein de l’Autorité nationale des élections (ANE) » et de « l’incapacité de cette dernière à organiser des élections, quelles qu’elles soient ».
Venant d’un expert se voulant indépendant, c’est une accusation aussi grave, portée contre une institution aussi importante comme l’ANE. La mission onusienne qui a toujours soutenu cette ANE de différentes manières depuis 2014 y joue avec sa crédibilité, si cela est vérifié. Le BRDC y « sentant » l’odeur de l’hypocrisie, exhorte même la MINUSCA à « tirer les conséquences du constat qu’elle a elle-même établi en retirant son soutien de manière temporaire jusqu’à la restructuration de cet organe » (sic). Accusé Mathias Morouba, patron de l’Autorité nationale des élections (ANE, levez-vous !!!
La rédaction
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