Un militaire encore en activité arrêté par la CPS

La Cour pénale spéciale (CPS) ajoute un autre nom à son tableau de chasse : Vianney Semndiro, arrêté

Publié le 06 octobre 2022  

La Cour pénale spéciale (CPS) enregistre un nouveau client : elle vient d’ajouter un autre nom à son tableau de chasse ; un militaire de haut rang encore en activité et s’appelle Vianney Semndiro. Il est poursuivi pour de nombreux crimes, dont de « meurtres » et de « disparitions forcées », commis entre 2009 et 2013 lorsqu’il était le tout puissant patron de la prison militaire de Bossembele (surnommée « Guantanamo »), sous la présidence de François Bozizé. Les témoins qui y sont passés ou ayant reçu des échos de ce centre de tortures de sinistre mémoire, située à près 157 Km au Nord-ouest de Bangui sont amers : « les pires brutalités y étaient de règle ».

L’arrestation de cet officier de l’armée trace le schéma d’un procès pour plusieurs raisons selon des témoignages fiables donc l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH). « C’est lui qui avait la responsabilité de cette prison puisqu’il était le commandant en chef. Cela sous-entend qu’il est responsable des actes de torture et de violation massive des droits de l’homme ou de crimes contre l’humanité que lui reproche aujourd’hui la CPS. Ça a fait l’objet d’une documentation intense. Les ONG de défense des droits de l’homme nationales et internationales se sont penchées dès la première heure sur cette question. »

 « Il y a des victimes qui sont encore vivantes, rappelle le responsable de l’OCDH. Les informations qui nous parvenaient de ses victimes laissent croire qu’il était à l’origine des nombreuses violations des droits de l’homme. Ces victimes sont encore vivantes pour certaines, d’autres seront des témoins oculaires par rapport à l’accusation, que la CPS a formulé contre ce monsieur. Nous, en tant que défenseur des droits de l’homme, ne pouvons qu’applaudir la CPS, mais nous encourageons la CPS à aller de l’avant et mettre la main sur d’autres criminels qui sont encore dans la nature.  Pour qu’effectivement, ils se mettent à la disposition de la justice et répondent de leurs actes. » L’opinion sait un peu plus sur cette arrestation suite à un communiqué de presse de la Cour Pénale spéciale, rendu public il y a une semaine plus précisément le 30 septembre 2022.

La rédaction

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