Plusieurs balles lui transpercent le ventre, mais il survit

Bossangoa. Des hommes armés entrent nuitamment chez lui, ne volent rien mais tirent sur lui à bout portant et le laissent pour mort

Sur son lit d’hôpital universitaire de Bossangoa (bloc chirurgie), Christophe Farafeï (54 ans et marié) sait pertinemment qu’il vient de très loin. Dans la nuit vers deux heures au matin du mardi 20 août, il reçoit des inconnus chez lui, des hommes portant des armes qui lui demandent sous un ton de détresse de leur ouvrir gentiment la porte. Naïvement, il s’exécute et découvre avec stupéfaction que c’est au moins quatre hommes armés dissimulant leur visage qui s’invitent ainsi chez lui cette à heure tardive. Sans perdre le temps, l’un de ces inconnus tire plusieurs balles qui lui transpercent le ventre. Sa femme qui accoure pour en savoir plus reçoit une gifle qui l’envoie au sol et l’agonise. Après quoi ces hommes armés disparaissent sans rien toucher à la maison, même pas une simple aiguille.

Au moins trois questions intéressent la police et la gendarmerie de Bossangoa qui n’ont toujours pas arrêté ne serait qu’un seul des auteurs de cette tentative de meurtre, plusieurs semaines après le forfait : qui sont ces hommes armés ? Pourquoi n’ont-ils rien pris chez leur victime ? Combien d’armes circulent encore dans la ville alors qu’il n’y a pas si longtemps une campagne de remise volontaire d’armes s’est déroulée à Bossangoa, initiée par un natif et opérateur économique.

Correspondance particulière  

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