Indiscipline notoire. Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJ-CA) signe un pacte avec le désordre
Malgré l’accalmie, le feu couve toujours au Conseil national de la Jeunesse centrafricaine (CNJCA). Les jeunes ne sont font pas de cadeaux, se donnant coup pour coup : « Tu me radies »; « je te radie. » Après sa suspension par la présidente, le 1er vice-président, Karl Michaël Kikobet annonce à son tour la radiation de Pamela Audrey Derom, la présidente. Les deux protagonistes ont été élus et le Conseil fonctionne sur la base des textes. Entre les deux un au moins ne maitrise pas les textes si ce n’est la grande majorité d’adhérents. On se souvient que l’année dernière les plus extrémistes avaient montré leur talent de saccageur en mettant sens dessus sens dessous les bureaux de la CNJ-CA. Cette fois-ci la police qui a pris position pendant un temps aux alentours du stade vingt mille places où est logé le Conseil n’a pas hésité à prendre des mesures pour parer à toutes éventualités.
L’intervention du ministre de la Jeunesse et des Sports semble calmer les ardeurs mais le feu couve toujours même si Roméo Guérésindo, chargé de mobilisation et l’un des acteurs (directs ou indirects) de ce désordre veut montrer le chemin de l’apaisement : « Je ne peux pas refuser la décision des jeunes centrafricains. Ainsi, je prends l’engagement de me soumettre à celle-ci. Après les trois mois, je reviendrai finir mon mandat. Sauf que si je veux mener une action, je ferai tout pour barrer la route aux politiques. Lesquels, utilisent certains d’entre nous pour pouvoir diviser le CNJ. Et dès qu’on réagit, ils vont chercher à dissoudre l’organisation. C’est leur plan »
La rédaction