En deux semaines, ses 145 observateurs déployés sur le terrain ont suivi de bout en bout la campagne de différents candidats et se « félicite » du bon déroulement des opérations de vote
Les électeurs étaient appelés à choisir librement leur Président, Députés, Représentants régionaux et Conseillers municipaux en un seul jour ; pour ces quatre élections à grand enjeu que vient donc de connaitre la Centrafrique, la Coordination des Experts Electoraux (CEEA) n’a pas lésiné sur les moyens humains: son président, Jean Marie Ngondjibangangté, a foulé le sol centrafricain trois jours avant la date du lancement de la campagne. Constituée de Plan Internationale pour la Démocratie et la Paix en Afrique (PIDPA) et Afrique Développent (AD), cette organisation internationale répondait ainsi favorablement à l’invitation des autorités. CEEA est venue et a déployé 145 observateurs internationaux (issus de huit pays d’Afrique) sur le terrain, afin de suivre le déroulement des scrutins dans près de 2030 bureaux de vote, représentant l’échantillon basée sur les 6762 au total. Pour cette organisation internationale regroupant PIDPA et AD (les deux ayant pour siège à Ouagadougou au Burkina Faso), ces différentes élections se sont déroulées « dans la transparence, l’objectivité et la neutralité : accessibilité des centres et bureaux, secret de vote respecté, professionnalisme des forces de l’ordre, responsabilité des médias… »
Lors de sa conférence de presse tenue hier, 30 décembre, dans un luxueux hôtel (Ledger pour ne pas le nommer) de la capitale, le Coordonnateur, dans son célèbre costume traditionnel typiquement africain, a déroulé devant des hommes de media, diplomates (donc le Nonce apostolique, la Minusca) et autres organisations de la société civile nationale et internationale sa méthode de travail durant son séjour en Centrafrique. Deux candidats à la présidentielle (Serge G. Djorie et Aristide B. Reboas) ont honoré de leur présence ; même si ces derniers ne se sont pas livrés à la presse, la présence des deux anciens ministres (Communication et Jeunesse et de Sports et adversaires politiques d’un jour dans les urnes du président sortant) dans la salle témoigne, si besoin est, du crédit et reconnaissance du travail abattu sur le terrain d’observation par cette mission électorale internationale.
Cette « réussite » n’est pas pour autant totale, d’ailleurs le doyen des observateurs Africains qui, par cette l’occasion est à sa 130eme élection dans plus de 37 pays africains en trente trois ans de carrière d’observateur international, reconnait « quelques petits manquements ; mais qui ne sauraient mettre en cause le bon déroulement global desdits scrutins. » Cette impression est « largement partagée par d’autres observateurs (nationaux et internationaux) appartenant à des organisations nationales, continentales, régionales, sous régionales ainsi que des ONGs de la société civile Africaine avec lesquelles la « CEEA a échangé » Tous sont unanimes pour affirmer que « la tenue de ces quatre scrutins remplit les normes internationales en matière d’organisation des élections démocratiques. »
Récit : la rédaction
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