Candidatures validées de Dologuélé et de Dondra : 1ere cuisante défaite des apprentis sorciers

La Cour constitutionnelle vient de détruire le rêve sordide de certains faucons profiteurs du régime : les deux anciens Premiers ministres iront challenger Touadéra dans les urnes. Que ça plaise ou non

Dologuélé « a perdu sa nationalité centrafricaine », Dondra « est de mère congolaise » ; financent-ils aussi des groupes rebelles à travers « leurs pays » respectifs (France et Congo/RD) ? Depuis 48 heures, les deux anciens Premiers ministres, comme par magie, sont « redevenus » Centrafricains. L’excès de charabia juridique fait perdre la tête à certains pseudo juristes. Le Conseil constitutionnel vient ainsi de clouer le bec à ces dangereux arrivistes du camp présidentiel qui, en brandissant la Constitution à l’envers, s’amusent à dessiner le diable au mur, comme si la triste histoire des séléka et antibalaka ne leur suffisait pas. Ils vont maintenant souffrir et composer de gré ou de force avec la candidature validée des deux leaders politiques de premier rang, tous décidés à faire bouger les lignes : à défaut d’une victoire à la présidentielle, on voudrait bien les voir ensemble pour le contrôle du parlement, créer et maintenir la pression nécessaire sur le Chef de l’Etat afin que ce dernier veille (encore) beaucoup plus sur le sérieux dans la gestion de la chose publique et ; ne choisissant que des gens qu’il faut à la place qu’il faut et non des incompétents jouisseurs, de surcroît arrogants.

Le Conseil constitutionnel de Centrafrique n’a pas imité son homologue du Cameroun qui, de part des nombreuses forfaitures les plus insensées, transforme ce pays en risée du monde entier à cause de ses méthodes de tricheries les plus impensables au profit d’un sénile grabataire de près 100 ans, qu’on ne voit presque jamais. Il procède d’abord par un déni grossier de la justice et du droit en rejetant de façon  scandaleuse la candidature du principal opposant (Maurice Kamto); puis, vient le jour du scrutin, manipule les résultats au profit du tyran au point de lui donner gagnant dans une zone en guerre avec un score défiant tout entendement (100%) alors que ce dernier y a tué des milliers et milliers d’innocents pour avoir seulement décrié la mal gouvernance. Voilà le scenario que certains compatriotes proches du pouvoir et ivres des biens mal acquis voulaient qu’on reproduise en Centrafrique. La Cour constitutionnelle vient de détruire leur rêve sordide : Dologuélé et Dondra vont bel et bien se mesurer à Touadéra dans les urnes ; ont-ils leurs chances ? là n’est pas le sujet ; et déjà chapeau bien bas à la Cour constitutionnelle de Centrafrique pour ce courage et de neutralité.

Ils sont finalement au nombre de sept à prendre la ligne de départ pour le fauteuil présidentiel, le 28 décembre qu’on peut classer par catégories

Le joker

Eddy Symphorien Kparekouti. Et si la surprise de cette présidentielle venait de cet homme qui a choisi une formule magique pour ratisser large : « opposition de construction et non de blocage ». La population apprécierait sa méthode qui consiste à encourager, critiquer et proposer sans dénigrer.

Le Favori

Faustin Archange Touadéra. Porteur d’un très bon bilan mais terni par endroits par des brebis galeuses de son entourage et certains de ses sympathisants bien connus pour leur langage ordurier, des insultes faciles sur des réseaux sociaux et surtout la petitesse de leurs idées.

Les challengers

Dologuélé et Dondra. le 1er sera à sa troisième tentative contre le même adversaire, cette fois-ci dans un contexte diffèrent dans la mesure où il a bien perdu du terrain avec cette histoire du BRDC ; lesecond, nourrit une revanche contre ses anciens amis au MCU et à subtilement récupéré des transfuges des autres formations politiques comme le RDC, le MLPC, le KNK et même le MCU

Les autres

Tout le monde a applaudi le rejet de la candidature de ce candidat appartenant à la classe des figurants qui, sur une radio locale, a insulté l’intelligence des Centrafricains en étalant au grand jour son handicap académique pour quelqu’un qui aspire à diriger la Centrafrique.

Gilbert G. Mbakop, éditorialiste (courriel : mbakopgilbert20@gmail.com, Tel : 72 06 50 12 /75 54 64 94)

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