Les sanctions américaines contre des magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) sont mal perçues en Centrafrique

Des victimes de crises de guerre et crimes contre l’humanité de Centrafrique apportent leur soutien aux procureurs de la Cour pénale internationale, « abusivement sanctionnés » par Donald Trump

Les Etats Unis des Républicains ont peu d’amis en Centrafrique depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. La quasi-totalité des ONG américaines œuvrant pour le développement et/ou le relèvement en Centrafrique ont fermé les portes, au grand dam de nombreuses victimes et bénéficiaires des services que leur offraient ces organisations non gouvernementales ; même les auditeurs de la Radio Voice of africa (VOA), n’ont plus droit à leurs émissions, ce media a cessé d’émettre à Bangui.

Les récentes sanctions visant quatre magistrats de la Cour pénale internationale sont mal perçues dans la capitale centrafricaine en général et du côté des victimes de graves crises qu’a traversée le pays depuis 2013 en particulier. Ces sanctions viennent quelques semaines après le verdict et la condamnation d’Alfred Yekatom et Patrice Edouard Ngaïssona, anciens chefs rebelles tous les deux, reconnus coupables de crimes graves, relevant de la compétence de la CPI et condamnés à de lourdes peines. Leurs condamnations ont été saluées par la population dans son ensemble. Parmi les magistrats concernés par ces « sanctions injustes » figure une connaissance personnelle : Mame Mandiaye Niang, de nationalité sénégalaise, que les Centrafricains ont eu l’honneur d’accueillir l’année dernière dans le cadre de deux accords de coopération signés entre la CPI et la Cour pénale spéciale (juridiction internationalisée) ; d’une part et entre la Cour et le gouvernement centrafricain d’autre part.

Les victimes centrafricaines des nombreux conflits armés joignent leurs voix à celles des autorités sénégalaises, lesquelles ont pris le résolution ferme d’apporter leur soutien indéfectible à ce magistrat qui apporte une touche africaine à cette Cour à partir du moment où le continent est le principal terrain de crimes de guerre qui ne sauraient ignorés et impunis.

La rédaction :

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