« Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes »; et la guerre communicationnelle n’est pas pour des amateurs endurcis, Monsieur le Porte-parole
Le Chef de l’État, en séjour à l’extérieur du pays il y a quelques semaines pour plusieurs raisons (travail et « rendez-vous médical banal »), s’est retrouvé, malgré lui, au centre de spéculations les plus sordides sur l’état de sa santé. Aux côtés des pires affabulateurs, certains adversaires politiques de Touadéra, humainement inélégants se sont bien régalés en mêlant allègrement affabulations grotesques et allégations : « Il est hospitalisé dans une clinique huppée de Bruxelles, la capitale belge à cause de graves problèmes de santé; il serait même entre la vie et la mort» avait-on abondamment entendu çà et là. Les adversaires du régime ont fait prospérer cette folle rumeur aisément pendant que les communicants officiels (et officieux) faisaient plutôt preuve de mutisme, incapables de trouver la parade au bon moment. Pourtant l’homme (le Chef de l’État) qui s’est vite précipité pour rentrer au pays et se diriger aussi vite au chevet de quelques victimes du drame du lycée Boganda est très loin de donner l’impression d’un grand malade que certains ont voulu faire passer.
On a attendu à peu près de deux semaines pour voir enfin le Porte-parole de la Présidence, M. Albert Yaloké Mokpème, briser le silence dans une conférence de presse tardive et vraiment inutile plusieurs semaines après. « Il n’y a aucune raison de s’inquiéter ; le Président va bien. Il s’agit simplement d’un contrôle médical ordinaire, comme tout responsable soucieux de sa santé peut en effectuer. Il ne s’agit en aucun cas d’un problème de santé grave, encore moins d’une hospitalisation d’urgence, comme certains l’ont insinué. » A quelle l’heure monsieur le Porte-parole ? A quelle l’heure ? « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes » sauf qu’il s’agit ici de la sécurité de l’Etat autour de laquelle ce qui devait être fait en temps réel ne l’a pas été. On est dans une guerre de communication; et l’amateurisme des uns ont bien donné l’occasion aux détracteurs du Chef de l’Etat de marquer de (mauvais) points.
La rédaction
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