C’est une scène de ménage (strictement privée) comme on en compte au quotidien en nombre ; mais la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) « subit », malgré elle, les effets collatéraux.
La femme (mère, fille, sœur, épouse), ce sexe dit faible a ceci de particulier qu’on les aime malgré leurs caprices difficilement gérables par moment ; et l’Association des Femmes juristes de Centrafrique (AFJC) ne saurait le démentir. Depuis une semaine, cette association qui lutte contre la maltraitance des femmes est sur ce qu’on peut déjà qualifier de la « plainte de l’année »
L’affaire, comme si vous la connaissez de près :
Mme Loungoulah Marlise Rosalio (épouse Soni) a une tête pleine car nantie de deux diplômes universitaires décrochés brillamment dans des bonnes universités sénégalaises ; elle occupe actuellement de hautes fonctions à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et surtout mère de 4 jolis et adorables enfants dont le dernier a à peine deux ans. Malgré tous ces beaux parcours (académique et maternel), elle est loin d’être épanouie dans son foyer : entre elle et son mari, c’est la guerre ouverte : la séparation est déjà brutalement consommée… en attendant le divorce (?). Lorsqu’on lit sa plainte (dont nous avons la copie) contre le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, on conclurait qu’elle « vit un vrai enfer avec son mari » qu’elle ne veut plus supporter. Elle est en conflit ouvert avec son mari, mais c’est son patron qu’elle traine en justice…pour « ingérence dans ses affaires strictement privées et non professionnelles. »
Que vient chercher la Caisse nationale de sécurité sociale dans une histoire de ménage ?
Vianney Detanguy Maruis Tago, son Directeur général est l’ami intime de Mr Soni, le mari de Marlise Rosalio, la plaignante. Entre les deux hommes, l’amitié serait tellement forte que certains se demanderaient s’ils ne sont pas « frères de même sang » à partir du moment où ils partageraient tout ensemble : vieux souvenirs, joies, peines, secrets… Il se trouve alors que le directeur de la CNSS est le chef hiérarchique de la dame éplorée. Dans sa plaine, cette dernière accuse son patron « d’abus d’autorité, d’ingérence, mépris, diktats, intimidations et harcèlement moral » : plein de chefs d’accusation pour une seule plainte.
Et si, au moyen des « chantages » et « menaces », le directeur chercherait plutôt à « sauver » le mariage de son ami et protéger ainsi l’éducation et l’avenir des enfants de ce couple ?
A l’heure où nous écrivons ces lignes, Mme a quitté le foyer conjugal avec enfants et bagages pour un autre domicile dans la ville, suite à « une énième altercation suivie d’une menace de mort sur ma personne (de la part de son mari, s’entend) » martèle-t-elle, dans une voix mélancolique au téléphone. Son patron n’aurait visiblement pas apprécié qu’elle soit allée aussi loin dans sa décision « d’humilier » son ami ; c’est justement ce que la dame constate dans l’attitude de ce dernier qui, rappelons-le est l’ami intime de son mari. « Je vais m’occuper personnellement de son cas si elle ne rentre pas dans son foyer » propos que le DG de la CNSS lui aurait lancé devant certains collaborateurs au lieu de service ; mentionne-t-elle dans sa longue plainte.
Par une note de service datée du 05 mars 2025, elle est affectée à Bangassou pour « complément d’effectif ». Cette affection « disciplinaire » qui ne « tient » pas compte de sa compétence et sa qualification ; ainsi que de sa situation de mère d’enfants scolarisés (dont le dernier n’a que deux ans) a de quoi intriguer. Avec un peu de recul, une grande question sociale s’impose : et si, au-delà de toute considération juridique, le directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) ne chercherait-il pas en réalité à sauver et le mariage et le ménage de son ami et par ricochet protéger l’avenir de ces quatre enfants qui ne demandent qu’à vivre et grandir sous la couverture de leurs deux parents ? Ces femmes juristes devront bien scruter cette question avant toute chose.
Enquête : Gilbert Mbakop
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