Causes principales, les enfants ont vu juste : « parents irresponsables, démissionnaires et l’anarchie installée autour des établissements scolaires à cause du laxisme de l’Etat » …
Pas besoin de mener une enquête : la violence en milieu jeune et scolaire est une triste réalité. Quelques entités, préoccupées par l’avenir de la jeunesse, tentent de limiter la casse à défaut de l’éliminer totalement. Le Centre d’Etudes Juridiques Africaines (CEJA), l’Inspection Académique et l’Union Scolaire de Centrafrique (USCA) montent tous au créneau dans la réflexion et la sensibilisation des élèves, des responsables pédagogiques et parents avec la bénédiction du ministère l’Education à travers Françoise Ngouzoumandji, l’Inspecteur d’Académie de Bangui.
Une quarantaine d’élèves, venus de différents lycées de la capitale, se sont retrouvés le samedi 7 juin dans un atelier pédagogique et autour du thème : « Violences dans les établissements scolaires en RCA, Défis et Perspectives » organisé conjointement par CEJA, USCA et le ministre de l’Education nationale. Après les travaux en groupe, les élèves ont eux-mêmes identifié les différentes causes de la violence qu’ils vivent au quotidien au sein de leurs établissements respectifs : consommation des stupéfiants par des élèves, indiscipline (non-respect du Règlement intérieur), présence des débits de boissons alcoolisées autour de l’école, irresponsabilité (laisser-aller) des parents démissionnaires. Après quoi, ces jeunes élèves ont eux-mêmes proposé ce qu’ils appellent solutions à ce drame qui ruine leur avenir : responsabilisation des parents au sein de la famille, des enseignants exemplaires dans leur comportement…
Ali Sekemo, ci-devant jeune président de l’Union Scolaire de Centrafrique, ne pouvait que remercier ses camarades à la fin de cette séance de causerie et réunissant la famille éducative.
Compte rendu : Gilbert Mbakop
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