La venue de Rigobert Song, ancienne vedette des stades de football, est un bon choix; mais pas pareil avec l’autre (Steve Fah), introduits tous les deux par un homme de réseaux d’origine camerounaise et conseiller à la présidence
Touadéra, Ita ti mbi
Pressé par les lecteurs, le « Tribunal », journal qui transforme l’actualité centrafricaine en spectacle a commencé par la version papier ; mais depuis un certain temps, privilégie la version en ligne pour des raisons évidentes ; moi Barthélemy Boganda, je renoue avec les lettres ouvertes (outre-tombe), Faudrait-il que je te rappelle que la sixième et dernière que je t’avais envoyée remonte à plus de cinq mois ? Je reviens ce matin pour évoquer avec toi les cas de deux Camerounais : Rigobert Song et un certain Steve Fah, si je suis d’accord avec le premier, le second n’a pas sa place ici.
Ita ti mbi
C’est un homme de réseaux d’origine camerounaise, propriétaire d’une équipe de football en D.1 et l’un de tes conseillers à la présidence qui était derrière leur arrivée dans le même avion à Bangui, le mois dernier. Rigobert Song qu’on ne présente plus a enfin signé son contrat pour entrainer les Fauves de Bas-Oubangui ; et Steve Fah, un lugubre « influenceur » que tout le Cameroun déteste pour deux choses : 1) appeler un éminent juriste de classe mondiale et leader de l’opposition politique camerounaise de chef des brigands, et manquer de considération à la star planétaire qu’est Samuel Eto’o ; et 2) pour s’être allé dans la zone en conflit armé chez lui au Cameroun, sous très haute protection militaire, et revenu tout hilare dire qu’il y a la paix dans cette zone (alors qu’il y esquivait des cadavres sur son chemin), créant ainsi un tollé général.
Song et Steve Fah ont choisi de travailler pour la Centrafrique mais ils ne sont pas logés dans la même enseigne : en signant son contrat, Song a fait d’énormes sacrifices en termes de salaire; je suis content car son homologue de même niveau, Alliou Cissé gagne dix fois plus en Lybie, après son départ à la tête de l’équipe du Sénégal. Et l’autre là qui était venu faire son petit cinéma dans les rues de la capitale a juste profité de la faiblesse notoire des communicants politiques du pays pour « se mettre plein les poches ». Certaines langues disent que ce dernier a eu un gros pactole, en dehors du fait qu’il était traité lors de son séjour ici comme un diplomate en mission. Est-ce vrai ; est-ce faux ? Je ne me pose même pas de question.
Ita ti mbi
Ce qui est évident, c’est la suite logique de l’incompétence et l’arrogance de ces « communicants » qui gravitent autour de toi et du gouvernement. Nul besoin d’un passage à Sorbone pour remarquer que le pays souffre terriblement d’un déficit de communication de qualité ; et il me semble qu’on irait toujours chercher n’importe quel fanfaron influenceur pour « soigner l’image » du pays, je suis profondément peiné, Ouvre bien les yeux et écoute d’autres sons de cloche, venant même de l’opposition, c’est par leurs critiques, que la vérité jaillit quant au sentiment du bas peuple ; même si je ne suis pas totalement d’accord avec certains sur la forme. Les auto-proclamés « communicants » et créateurs d' »association de soutien à Touadéra » sont à cours et/ou en panne d’inspiration; et les plus en vue sont plutôt versés dans des injures de gamines des cours de récréation. Pour peu qu’on rappelle, à juste titre d’ailleurs, qu’une table banc manque dans une école à Bangui, ces « experts » en insultes gratuites vous traitent de « Zaïrois » ; quand ils ne montrent pas leur talent de crieur des mêmes rengaines tous les jours sur les réseaux sociaux : tel ou tel ministre est le « meilleur de la terre » ou le « plus mauvais ».
A bientôt
Par la plume de Gilbert G. Mbakop, éditorialiste
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