Des jeunes lycéens tentés par les métiers de droit, s’affrontent dans un exercice de plaidoirie en faveur de la défendre des femmes et des personnes invalides pour leur participation active au processus électoral
2025 est une année électorale par excellence et dans des états-majors des partis politiques sérieux, l’heure est aux préparations pour affronter les concurrents dans les urnes en vue conquérir les suffrages. En politique, chaque vote a son pesant d’or à l’heure des comptes ; or bon nombre de femmes et des personnes en situation d’handicap sont souvent victimes de discrimination ou de préjugés de plus en plus ancrés dans les mœurs. Que ça soit en tant qu’électrice ou alors en tant que candidate à un poste électif, les femmes et les handicapés sont négligés ; pourtant ils peuvent faire peser lourdement la balance d’un côté ou d’un autre camp en compétition électorale. Fort de ce constat, le Centre d’Étude Juridique Africaine (CEJA) s’en est inspiré pour en faire le sujet du concours de plaidoirie qu’il organise au sein des établissements scolaires depuis déjà trois années et ce, en collaboration avec l’inspection académique de Bangui à travers un accord de partenariat liant le ministère en Charge de l’Education et ce Centre d’Etudes que dirige le le Dr Ghislain Patrick Lessène un enseignant centrafricain installé en Suisse.
Le lycée Saint Charles, le tenant du titre puisqu’il c’est le gagnant de l’édition dernière, va remettre son trophée en jeu, et la compétition sera rude car une vingtaine d’établissements scolaires sont en compétition : du lycée la Paix, au CEG de Liton situé à PK 22 route de Boali passant par gbaloko, les élèves sont appelés à montrer leur capacité et talent d’éloquence en public. Après quoi les meilleurs se retrouveront d’abord en demi-finale dans l’enceinte de la Cour d’appel de Bangui, et ensuite en finale (en fin de semaine) à la Cour pénale Spéciale. Cette finale verra la participation des hautes personnalités judiciaires entre autres. En créant des conditions d’émulation en milieu scolaire pour les métiers de droit, le Centre d’Étude Juridique Africaine (CEJA), fabrique petit à petit des grands juristes de demain
La rédaction
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