La Politique Nationale de Droits de l’Homme (PNDH) sous étroite surveillance

Comment la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales (CNDHLF) œuvre, à son niveau, pour la mise en œuvre de ce document de référence.

 

Depuis le 26 août 2023, la République centrafricaine dispose d’un guide de la Politique Nationale des Droits de l’Homme (PNDH); sa mission est de « faire de la République Centrafricaine un Etat où des Droits de l’Homme  sont connus et respectés par tous, à l’horizon 2033. » Son élaboration est l’œuvre d’un consultant centrafricain qui a bénéficié de l’appui de la Division des Droits de l’Homme de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) ; ce service onusien est connu pour sa mission qui est celle de contribuer à l’extension de l’espace civique du pays. Au-delà de la connaissance des états des lieux (ce qui a été déjà fait) en matière de droit de l’homme en RCA, c’est un document de référence qui contient de nombreux éléments nouveaux ; il est donc censé faire de la Centrafrique un pays où l’épanouissement de la personne humaine dans l’exercice de ses droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels est assuré et garanti. Nul n’ignore que dans le contexte de la RCA qui a connu des moments de violences de tout ordre, les cas de violations de Droit de l’Homme sont récurrents et imputables soit aux individus, soit aux à des groupes armés, soit à des institutions publiques et privées ou alors par des agents publics. Le PNDH créé ainsi des conditions propices de la paix, d’un environnement sain en développant et en défendant les droits catégoriels des personnes vulnérables ; toutes ces conditions font partie des nombreuses missions du ministère chargé de la Justice de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance.

Se donner les moyens dans son droit de regard et de vigilance

Pour la mise en œuvre de ce document dans la vie des centrafricains, il va de soi que la contribution des organismes de défense de droits s’avère important ; d’où l’importance de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales (CNDHLF), crée en 2017 et donc le rôle est de veiller sur toute l’étendue du territoire national au respect des Droits de l’homme et des liberté fondamentales en application des instruments juridiques  internationaux y relatifs ratifiés par la RCA.  C’est fort de cette position de veilleur et de contrôleur mandaté du respect de droits de l’homme qu’elle a organisé une table ronde pour expliquer ses stratégies quant à la protection et la promotion des Droits de l’homme. Lors des échanges, le magistrat Julius Gouadé Baba a partagé son expérience et expliqué comment « la bonne organisation des organismes de défense de droit de l’homme pourrait non seulement booster la candidature du pays au Conseil des droits des Nations Unies, mais faciliter aussi des levées de ressources entre autres opportunités.» C’est quasiment les mêmes conseils sortis déjà de la réunion technique, un mois plutôt en son siège, avec le Centre d’Etudes Juridiques Africaines (CEJA), conduit par le Dr Ghislain Patrick Lessène, son directeur exécutif. Ce dernier avait déjà aussi noté « l’absence » criarde de visibilité de CNDHLF.

Nécessité de relire la loi…

Au sortir de cet atelier, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, et fort des regards croisés des participants (dont ceux de la Minusca, de la société civile), s’est sentie plus vigilante et renforcée dans sa mission qui est celle de conseiller les dirigeants à être encore plus regardant en matière de droit de l’homme. La contribution maximale de CNDHLF pour la mise en œuvre de la Politique Nationale des Droits de l’Homme passe par : la création d’un cadre de collaboration et d’un système d’analyse et de partage des informations, la présence des représentants dans de différents groupes thématiques du PNDH et la relecture de la loi portant organisation, fonctionnement de CNDHLF…

Récit : Gilbert Gilles Mbakop

Publicité :  

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *