Le Plan National de Développement (PND) 2024-2028 ou la seule voie offerte au pays pour les 5 prochaines années ?

C’est fait, une nouvelle page s’ouvre avec l’arrivée du Plan National de Développement 2024-2028 de la République centrafricaine (PND-RCA), fruit de toutes les forces vives de la Nation. C’est un document de 249 pages qui se pose, d’une part, comme un livre collectant les priorités pour les tenants du pouvoir public durant les cinq prochaines années et d’autre part servant de boussole en matière de coopération et d’échange entre le Gouvernement et ses partenaires au développement.
Que recherche-t-on ?
Le but recherché ici, c’est de stimuler la dynamique de modernisation substantielle de la Centrafrique, tout en capitalisant et/ou améliorant les acquis du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA 2017-2023) et de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA). L’idée principale qui découle de ce document stratégique se résume dans un slogan : du relèvement au développement inclusif et durable de la République centrafricaine. Pour un programme en voilà un, bien costaud, captivant et motivant pour tous ceux qui aiment et se soucient de ce pays qui revient de loin après tant d’années de destructions tous azimuts.
Un défi à relever
Le Gouvernement se voit ainsi assigné d’une lourde mission pour sa mise en œuvre et surtout en respectant quelques principes fort à propos: « ne laisser personne pour compte », la recevabilité, l’équité, le genre et l’inclusivité, ainsi que les partenariats et la responsabilité mutuelle. Un défi à relever ; et les résultats vont bien ainsi inspirer les candidats aux différentes élections qui vont arriver après les municipales d’avril 2025. La formation politique proche du pouvoir(ou au pouvoir c’est selon) Mouvement des Cœurs Unis (MCU) peut s’enorgueillir car ce document contient parfaitement la vision du Chef de l’Etat ; une vision qui consiste à bâtir un « pays prospère, disposant d’un capital humain de qualité et des infrastructures résilientes et durables, fondé sur un Etat de Droit plus inclusif axé sur les principes de la bonne gouvernance. »
Se mettre rapidement au travail
En ce temps de vache maigre pour les recettes publiques et dans une conjonction mondiale instable, il faut nécessairement 7040 milliards pour la mise en œuvre des actions prioritaires. On y arrivera seulement par des efforts considérables tant local (recettes fiscales et non fiscales…) qu’à l’extérieur (mobilisation ressources auprès des partenaires…) Pour conclure, ne plus parler de « Résilience », « Relèvement »… des termes qui ont tant meublé le vocabulaire des bailleurs de fonds, lesquels avaient misé sur le « Tout Humanitaire », c’est s’affranchir de la paresse et avancer vers la prise de conscience dans le travail…et non d’interminables séminaires/ateliers franchement improductifs.
Par Gilbert Mbakop
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