« Impliqués » et incarcérés dans des affaires criminelles, dix détenus sont transférés par vol spécial de Berbérati à Bouar grâce à la MINUSCA
Ils sont au nombre de dix concernés par la 1ere session criminelle de cette année à la Cour d’appel de Bouar. Selon le code pénal centrafricain, deux sessions judiciaires sont régulièrement tenues par les Cours d’appel pour juger des crimes graves (meurtres, viols, vols qualifiés, atteintes à la sécurité de l’Etat, violation des droits humains) ; tout ceci pour lutter contre l’impunité en renforçant l’état de droit. Dans le cadre des préparatifs de la prochaine session criminelle de la Cour d’appel de Bouar, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a assuré dans les conditions de sécurité et en deux temps le convoi de dix détenus au total (donc une femme) de Berbérati vers Bouar. Ces opérations se sont déroulées en appui aux autorités judiciaires et en étroite coordination avec les Forces de sécurité intérieure. Prévue pour le 16 janvier, cette session est finalement reportée au 21 janvier 2026 afin de « garantir la présence de l’ensemble des accusés concernés » par les dossiers inscrits au rôle. Les audiences, quant à elles, se tiendront du 29 janvier au 20 février 2026, une période cruciale pour le traitement de plusieurs affaires criminelles en attente de jugement. À travers ce soutien logistique et sécuritaire, la mission onusienne réaffirme son engagement aux côtés de l’État centrafricain pour « le renforcement de l’État de droit et la lutte contre l’impunité. »
Dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de justice et de sécurité, ces appuis visent à permettre le bon fonctionnement des institutions judiciaires et à garantir le respect des procédures, condition essentielle au retour durable de la confiance des populations dans le système judiciaire. L’intervention de la MINUSCA (transfèrement par avion des détenus, entre autres) montre à quel point l’appareil judiciaire en Centrafrique manque cruellement de moyens logistiques.
La rédaction (avec la MINUSCA + photos)
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