Avec ses 150 observateurs internationaux sur le point d’être déployés sur tout le territoire national, la Coordination des Experts Électoraux Africains (CEEA) se montre « satisfaite » du travail abattu par l’ANE
A quelques jours des scrutins groupés du 28 décembre, le sommeil et le repos ont visiblement perdu le sens au siège de l’Autorité nationale des élections (ANE) ; la réussite de l’organisation de ces élections occupe tous les esprits en commençant par Mathias Barthélemy Morouba, son président. Il y a une semaine c’est Jean Marie Ngondjibangangté le patron et chef de mission de la Coordination des Experts Electoraux Africains (CEEA) en premier avec ses 150 observateurs qui a eu l’insigne honneur d’être reçu par le patron de l’ANE; hier c’était le tour des observateurs de l’Union Africaine ; et aujourd’hui, 25 décembre, l’ANE fait fi de la fête de noël en organisant une journée consacrée à l’information et aux échanges avec tous les partenaires techniques, financiers, les observateurs nationaux et internationaux d’élection réunis dans une salle dans un hôtel de la place, le nombre assez élevé (une centaine) des participants témoigne de l’intérêt que porte les uns et les autres au processus électoral en Centrafrique. Le partage des informations essentielles relatives aux scrutins à venir, l’écoute des préoccupations, les attentes et les suggestions sont au menu de cette rencontre. Une rencontre fructueuse qui a poussé le doyen des observateurs africains Jean Marie Ngondjibangangté de « souhaiter plein succès » aux scrutins de dimanche prochain pour lesquels il est venu en Centrafrique, pays qu’il connait puisque déjà présent en 2005.
La tenue d’un seul scrutin qui se veut crédible est délicate, sensible et engage l’avenir du pays ; et quand il s’agit de quatre scrutins groupés en un seul jour ; l’enjeu et le défi deviennent hors normes. Consciente de sa lourde responsabilité, l’Autorité nationale des élections « s’emploie depuis le cycle électoral en cours à mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour ces scrutins, que les centrafricaines veulent apaisées et conforment au cadre légal et règlementaire en vigueur.» assure son patron montrant les signes d’épuisement physique. Les observateurs électoraux sont unanimes : l’organisation d’une consultation populaire et démocratique requiert rigueur, impartialité, transparence et inclusive et c’est bien la promesse que leur a lancé le patron de l’Autorité nationale des élections, convaincu que l’observation électorale, lorsqu’elle est conduite dans le respect des lois nationales et des standards internationaux constitue un levier important pour l’amélioration continue des processus électoraux.
Compte rendu : La rédaction
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