L’existence d’un plan de collaboration entre la CVJRR et la CPS dévoilée en présence du Premier ministre

L’évènement est si important au point où Félix Moloua lui trouve du temps dans son programme trop chargé en cette période de campagne électorale

Le concept « justice transitionnelle » fait son chemin en Centrafrique ; et dans le cadre de Résultats Stratégiques du PBF (2025-2028) ; l’idéal serait que « la population, notamment les femmes et les jeunes, accèdent de manière inclusive aux opportunités économiques résilientes et durables. » Entre la disparition tragique de Barthelemy Boganda en 1959 et 31 décembre 2019, la République centrafricaine a connu des pires évènements douloureux donc le conflit ayant mis en scène les séléka et les anti-balaka après la chute du régime Bozizé en 2013. Plus d’une dizaine années après, les conséquences pour les populations se font toujours sentir amèrement ; la loi n°20.009 portant création, organisation et fonctionnement de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR) entend apporter un réconfort dans le cœur de certains. Pour arriver à ses fins, cette dernière s’est trouvée un partenaire judiciaire fiable, en occurrence la Cour pénale spéciale (CPS) ; et depuis hier mercredi, 17 décembre, les deux entités sont désormais liées par un protocole de collaboration dûment signé, en présence du Premier ministre Felix Moloua, lequel passerait ses dernières semaines à la Primature en ce temps d’élections générales marquant la fin de mandat constitutionnel.

Quelques magistrats et enquêteurs de la Cour pénale spéciale, conduits par leur président Landry Louanga (à gauche sur la photo) qui, en suspendant l’audience en cours concernant l’affaire de crimes graves dite « Guen », se sont retrouvés dans un hôtel de la place où se sont déroulées les cérémonies de signature du dit accord ; des commissaires bureau et sous-commissions de la CVJRR se sont rejoints à eux, ainsi que des organisations victimes et des ONG de droit de l’homme. En une journée d’atelier, la formation leur a permis d’harmoniser les compréhensions entre la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR), la Cour pénale spéciale (CPS) et les parties prenantes, d’améliorer la collaboration, de définir des bonnes pratiques et d’assurer que les processus de réconciliation, de réparation et de collecte de données respectant les normes nationales et internationales. Autrement dit : tous avaient pour l’objectif d’accroitre leur niveau de compréhension des méthodes de médiation, arbitrage, négociation et conciliation, entre autres…pour que d’ici 2028, les tensions et les conflits violents entre les communautés, y compris les personnes retournées et les communautés d’accueil, se réduisent et la cohésion sociale se renforce. »

Compte rendu: Gilbert G. Mbakop

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