« La justice centrafricaine, à travers le Conseil constitutionnel, a sauvé la démocratie »

A quoi devrait ressembler la prochaine élection présidentielle sans les leaders majeurs que sont Dologuélé, Dondra ? « Une farce »

Un coup il dit qu’il n’ira pas aux élections organisées par l’Autorité nationale des élections (ANE) qu’il suspecte de « partialité » au profit du régime en place ; et d’un autre coup il débarque dans les locaux de cette institution pour être reçu par le patron des lieux avec tous les honneurs dignes d’un probable Chef de l’Etat : Anicet Georges Dologuélé, en vieux renard de la scène politique du pays souffle tactiquement le chaud et le froid. Si la tactique voudrait jeter la confusion dans le camp de ses principaux adversaires, le risque d’aliénation de ses propres militants n’est pas exclu. L’ancien Premier ministre et principal leader de l’opposition impose sa méthode sans tenir compte de ceux qui l’accusent d’avoir perdu beaucoup du terrain et aussi ses « mauvaises » alliances circonstancielles : avant-hier avec Bozizé et hier avec le BDRC. Son retour fracassant sur la scène politique en cette période électorale montre un homme déterminé, prêt à en découdre dans les urnes et qui a, sur les antennes des grands médias parisiens, traité son principal adversaire de « partisan de la boue » (…), à propos de la formule « centrafricain d’origine et des parents d’origine centrafricaine » ; cette formule tant décriée continue de diviser la classe politique du pays depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.

Mathias Barthélémy Morouba, président l’Autorité nationale des élections (ANE) a eu l’honneur d’accueillir, hier 24 novembre, le candidat N° 7 à l’élection a présidentielle de décembre prochain, porté par le parti URCA. Ce dernier déjà considéré comme le nouvel « ailier de débordement et tueur de surface de but » par ses militants et sympathisants donnant l’impression de redécouvrir leur champion des premières heures de leur formation politique. Quoi de plus beau de voir le jeu démocratique se dérouler ainsi dans un pays qui, avant l’arrivée de Faustin Archange Touadéra, l’actuel président démocratiquement élu, a toujours fonctionné au rythme des coups d’Etat ? L’ancien Premier ministre a quitté les lieux non sans mettre l’accent, dans un style policé qui le caractérise (en dehors de sa récente sortie où il a glissé sur la « boue »), sur la nécessité d’une communication franche entre l’ANE et toutes les familles politiques pour le grand bien des électeurs de tout bord. Une élection présidentielle sans les ténors de la classe politique ne serait qu’une farce, comme chez nos voisins du Cameroun, passés maitres du braquage électoral.

La rédaction :

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Une opposition qui veut tester sa capacité de mobilisation en prélude à la campagne électorale ; et un pouvoir sûr de sa popularité qui accepte jouer le jeu… le 04 avril prochain, nous allons tous découvrir le degré réel de mobilisation de Dologuélé et ses amis du BRDC

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