Le Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) se penche sur le dossier budgétaire
C’est dans une splendide salle comble, composée principalement d’initiés, d’experts en question budgétaire et de finances entre autres que le Congolais Ludovic Ngatsé, en sa qualité de Président du Conseil des ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) vient d’ouvrir, ce vendredi 31 octobre, dans la capitale congolaise, la 44eme Session ordinaire du Conseil des ministres de la sous-région, sous le regard bienveillant du Président de la Commission de la CEMAC ». Nous reprenons ses propos lors de son allocution.
Hommage au grand travail abattu par Richard Filakota
Au nom de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC, au nom du Gouvernement et en celui du Peuple congolais, je vous souhaite la plus chaleureuse et cordiale bienvenue à Brazzaville, et ainsi qu’un agréable séjour. Je voudrais, à l’occasion de cette première Session que j’ai le privilège de présider, exprimer ma profonde gratitude à mon distingué prédécesseur, le Professeur Richard Filakota, qui a œuvré avec dévouement et sans relâche pour la consolidation du processus d’intégration en Afrique Centrale. »
Penser au budget dans un contexte mondial difficile
Cette 44ème Session budgétaire intervient à dans un contexte où notre sous-région est appelée à réaffirmer sa place dans un monde en mutation rapide, marqué par les bouleversements géopolitiques, les transformations technologiques et les impératifs du développement durable. Il convient certes de reconnaitre les avancées significatives accomplies depuis les débuts du processus d’intégration en Afrique Centrale. L’harmonisation progressive de nos cadres juridiques, la mise en place d’instruments de surveillance multilatérale, les progrès dans la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que les efforts de convergence macroéconomique témoignent de notre détermination collective. Mais la lucidité nous commande également de reconnaître que des obstacles persistent : les retards dans le paiement des contributions communautaires, les difficultés d’exécution de certains programmes, et surtout le décalage entre nos ambitions et les moyens effectivement mobilisés pour les réaliser. Le projet de budget de la Communauté pour l’exercice 2026 à cet égard dans un environnement économique mondial particulièrement difficile, marqué par les répercussions persistantes des conflits russo-ukrainien et moyen-oriental, ainsi que par l’instabilité provoquée par les politiques douanières américaines erratiques. Cette conjoncture engendre une incertitude majeure quant aux perspectives de croissance économique à l’échelle planétaire. »
La Banque mondiale voit la croissance mondiale à la baisse, l’Afrique comprise en générale et la sous-région en particulier
Selon les projections du Fonds monétaire international publiées en avril 2025, l’économie mondiale connaîtra un ralentissement significatif, avec une croissance estimée à 2,8 % en 2025 et 3,0 % en 2026, comparativement à 3,3 % enregistrés en 2024. L’Afrique subsaharienne n’échappe pas à cette tendance baissière, avec des prévisions de croissance de 3,8 % en 2025 et 4,2 % en 2026, contre 4 % en 2024, conséquence directe de la contraction de la demande extérieure, de la faiblesse des cours des matières premières et du durcissement des conditions financières internationales. Notre sous-région fait face à des défis majeurs : la nécessité de diversifier nos économies encore trop dépendantes des ressources naturelles, l’impératif de renforcer notre marché commun, l’urgence de développer nos infrastructures de transport et de communication, et le besoin pressant de créer des opportunités pour notre jeunesse dynamique. »
L’urgence des décisions à prendre dès aujourd’hui pour l’amélioration des conditions de vie des populations
Il est temps que nous dotions nos institutions communautaires de moyens à la hauteur de leurs ambitions. L’intégration régionale n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique pour positionner l’Afrique centrale dans l’économie mondiale du 21ème siècle. Nos populations attendent de nous des résultats concrets : plus d’emplois, plus d’opportunités, plus de prospérité partagée. Aucun de nos pays, pris isolément, ne peut relever seul les défis auxquels nous sommes confrontés. C’est ensemble, dans la solidarité et la complémentarité, que nous bâtirons une Afrique centrale prospère et influente. Le budget que nous examinons aujourd’hui doit être un instrument de transformation. Il doit traduire notre ambition commune en réalisations tangibles qui améliorent le quotidien de nos concitoyens. La réussite de la mise en œuvre des plans d’actions institutionnels demeure tributaire de l’amélioration substantielle du taux de recouvrement de la TCI. Les engagements pris par les autorités politiques lors de la quarante-troisième session du Conseil des ministres tenue à Bangui le 9 septembre 2025, conjugués à l’opérationnalisation effective du prélèvement automatique de la TCI dans l’ensemble des États membres, constituent des leviers décisifs. »
La titraille (sur-titre, titre, chapeau et inter-titres) est de la rédaction
A lire aussi:

