De sa position de chef de l’opposition dite « constructive », Eddy Symphorien Kparekouti, président de PUR se lance dans la course avec le soutien de l’ensemble des formations de l’opposition regroupées au sein de l’UFDO
Très tôt ce lundi matin 06 octobre, des groupes de danses et quelques militants, sympathisants du parti politique PUR ainsi que ceux des formations constituant l’UFDO ont pris d’assaut l’entrée de l’Autorité nationale des élections (ANE). Tous en transe, ils attendaient l’arrivée de leur leader, accompagné des cadres de cette formation politique, pour le dépôt du dossier de candidat pour le compte du parti PUR et se réclamant aussi de celui l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition constituée de : le MPLC, le CDRC, le MUD, l’UDECA, l’OPR et le PUR
Eddy Symphorien Kparekouti est donc le deuxième à déposer sa candidature à la magistrature suprême, après celle du Chef de l’Etat une semaine plutôt. C’est à 10h50’ que le leader politique qui croit en ses chances face à tous ses prochaines adversaires donc Touadéra fait son entrée au sein de l’ANE. Quelques minutes après, le patron des lieux, Mathias Barthelemy Morouba l’accueille dans la grande salle, il est vite invité à s’assoir sur la même chaise qu’avait occupé le représentant du Chef de l’Etat pour le même exercice de question/réponse autour de 15 pièces exigées et inscrites sur le bordereau de réception de dossier de candidature à l’élection présidentielle donc la date est connue : 28 décembre prochain. De la déclaration de candidature (trois exemplaires) à la copie de la carte d’électeur en passant par la profession de foi et une quittance du versement de la caution de 15 millions. Le candidat désormais déclaré (il pourrait porter le N°2) n’a pas eu besoin de présenter une décision de la demande de mise en disponibilité ; car il n’est pas fonctionnaire encore moins agent de l’Etat. C’est à 11 heures 18 que Eddy Symphorien Kparekouti pose sa signature dans le cahier de consignation, juste derrière l’autre candidat déclaré : Faustin Archange Touadéra.
Une fois sorti de la salle, il est assailli par des journalistes venus nombreux couvrir l’événement ; au micro de ces derniers, il en profite pour soigner sa singularité « Nous sommes de l’opposition constructive et non de blocage, ceux qui disent ne pas aller aux urnes ne pensent pas au bien-être des Centrafricains » et d’ajouter « L’UFDO réaffirme son indéfectible soutien a l’organisation des élections groupées dans le délai requis par la loi fondamentale et s’engager a tout mettre en œuvre pour défendre les aspirations légitimes du peuple et la souveraineté centrafricaine. »
Compte rendu : Gilbert Mbakop
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